À la maison d’arrêt Bonne-Nouvelle de Rouen, un surveillant a été frappé et gravement brûlé par un détenu connu pour sa violence, après un refus de lui remettre du tabac. Le syndicat pénitentiaire exige son transfert immédiat vers un établissement adapté.

Violente agression Ă la prison de Rouen
Une nouvelle agression a secoué la maison d’arrêt Bonne-Nouvelle de Rouen (Seine-Maritime) ce mardi 14 octobre, vers midi. Alertés par du bruit provenant d’une cellule, deux surveillants sont intervenus pour tenter de calmer un détenu particulièrement agité, rapporte France 3 Normandie.
L’homme réclamait du tabac avec insistance. Malgré les tentatives d’apaisement du personnel, la situation a rapidement dégénéré.
Une explosion de violence soudaine
Selon les premiers éléments, le détenu a d’abord insulté et craché sur les surveillants avant de porter plusieurs coups. Puis, dans un déchaînement de violence, il s’est emparé d’une casserole d’eau bouillante qu’il a jetée sur le responsable adjoint de la division, le brûlant grièvement au niveau du ventre.
Le fonctionnaire blessé a immédiatement été pris en charge par ses collègues avant d’être transporté à l’hôpital pour y recevoir des soins. Ses jours ne sont pas en danger, mais il souffre de brûlures importantes.
Le détenu déjà connu pour sa dangerosité
D’après le Syndicat pénitentiaire des surveillants (SPS), l’agresseur était déjà connu pour des faits de violence et avait plusieurs fois attaqué le personnel.
Le syndicat dénonce une situation devenue intenable dans certains établissements et réclame le transfert immédiat du détenu vers une structure plus adaptée à son profil psychiatrique et comportemental.
« Il n’a rien à faire dans un centre de détention classique. Il met en danger le personnel à chaque instant », a réagi un représentant du SPS.
Une nouvelle alerte sur les conditions de travail des surveillants
Cette agression relance le débat sur la sécurité du personnel pénitentiaire et la prise en charge des détenus violents.
Les syndicats réclament depuis plusieurs mois une meilleure formation, des effectifs renforcés, et une prise en charge psychiatrique plus efficace pour certains détenus jugés dangereux.
Une enquête a été ouverte pour violences aggravées sur agent dépositaire de l’autorité publique.
(Merci Rudy van Cappellen)
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