Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez justifie la présence de deux policiers dans une cellule voisine de Nicolas Sarkozy à la prison de la Santé, pour garantir sa sécurité face à des menaces élevées.

Une mesure inédite pour protéger un ancien président de la République
Depuis son incarcération à la prison de la Santé, Nicolas Sarkozy bénéficie d’un dispositif de sécurité renforcé. Selon les informations du Parisien, deux policiers affectés à sa protection ont été placés dans une cellule adjacente à la sienne, une décision rare qui suscite l’interrogation de l’opinion publique. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a pris la parole ce mercredi pour en expliquer les raisons.
Laurent Nuñez : « Garantir la sécurité de Nicolas Sarkozy »
Interrogé sur CNews/Europe 1, Laurent Nuñez a déclaré qu’il s’agissait d’une mesure « destinée à assurer la sécurité de l’ancien président », compte tenu de « menaces jugées sérieuses » à son encontre. Selon lui, ces agents demeureront présents « en permanence, durant toute la durée de sa détention et aussi longtemps que nécessaire ».
L’ancien chef de l’État conserve une protection rapprochée, habituellement assurée à l’extérieur des établissements pénitentiaires, mais qui a été « intégralement maintenue en détention » en raison de son statut et des risques identifiés.
Un dispositif appliqué immédiatement
Nicolas Sarkozy a été escorté depuis son domicile jusqu’à la prison de la Santé sous protection officielle. À son arrivée, il a été placé en quartier d’isolement pour éviter tout contact avec d’autres détenus. Les deux policiers chargés de sa sécurité ont été installés dans une cellule voisine dès le début de son incarcération, mardi matin.
Une décision assumée par l’État
Une source proche du dossier a indiqué qu’« il n’est pas question de prendre le moindre risque concernant la sécurité d’un ancien président de la République ». L’entourage de Nicolas Sarkozy n’a pas commenté la décision, rappelant que l’évaluation des menaces relève exclusivement du ministère de l’Intérieur.
Laurent Nuñez a également commenté la volonté du garde des Sceaux, Gérald Darmanin, de rendre visite à l’ancien président, estimant cette démarche « légitime » compte tenu de ses responsabilités à la tête de l’administration pénitentiaire et de ses liens personnels avec Nicolas Sarkozy.
Rappel de la condamnation en cours d’appel
Le 25 septembre, le tribunal correctionnel de Paris a condamné Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison, dont une partie ferme, pour son implication présumée dans un financement illégal de sa campagne de 2007. Il est accusé d’avoir laissé ses collaborateurs rencontrer à Tripoli un dignitaire du régime Kadhafi. L’ancien président a fait appel, et un nouveau procès devrait se tenir avant l’été.
Cette décision de placer des policiers auprès d’un ancien président en prison constitue un précédent historique et met en lumière les enjeux de sécurité nationale autour des plus hautes personnalités de l’État. Le débat est désormais ouvert sur les limites entre protection institutionnelle et égalité devant la justice.
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mesure exceptionnelle ? mais qu’a donc d’exceptionnel ce repris de justice, un traĂ®tre Ă la France ça n’a rien d’exceptionnel dans la V Ă©me ripoublique
ils vont aussi goĂ»ter sa nourriture avant qu’il la mange , lui faire son mĂ©nage, et le border?
N’importe quoi !! Si lui est un traĂ®tre, il y a beaucoup d’autres politiques qui le sont et devraient ĂŞtre en prison