L’interdiction du démarchage téléphonique en France, prévue pour 2026, suscite l’inquiétude au Maroc, où 10 000 emplois dans les centres d’appels sont menacés.

France : l’interdiction du démarchage téléphonique met en péril des milliers d’emplois au Maroc
Une réforme française aux conséquences transfrontalières
En France, le démarchage téléphonique, source d’agacement pour 97 % des citoyens, sera bientôt interdit. Prévue pour entrer en vigueur à l’été 2026, cette mesure vise à mettre fin aux appels non sollicités, souvent perçus comme intrusifs. Si cette décision est accueillie avec soulagement par de nombreux Français, elle fait trembler l’industrie des centres d’appels au Maroc, où le marché français représente 80 % de l’activité, rapporte France Info.
L’exaspération des Français face aux appels intempestifs
Les appels incessants pour proposer des pompes à chaleur, des systèmes de ventilation ou des travaux d’isolation exaspèrent les Français. Guillaume Varanda, un père de famille, témoigne : « Ces appels s’insèrent entre des communications importantes, c’est épuisant. » Sur les réseaux sociaux, nombreux sont ceux qui partagent ce sentiment, certains transformant leur agacement en vidéos satiriques. Le dispositif Bloctel, censé limiter ces sollicitations, s’est révélé inefficace, poussant le législateur à opter pour une interdiction totale.
Une industrie marocaine en danger
Au Maroc, à Casablanca, les centres d’appels sont un pilier économique, employant environ 100 000 personnes. La future loi française menace directement ce secteur. Youssef El Aoufir, PDG d’Intelsia, un centre d’appels basé à Casablanca, estime que 10 000 à 15 000 emplois pourraient disparaître. « Cette interdiction est un choc pour nous. Le marché français est essentiel », explique-t-il. Les téléopérateurs, payés environ 400 euros par mois, proposent des services variés, allant de l’assistance technique à la vente de contrats. Cependant, seulement 1 à 5 % des appels aboutissent à une transaction.
Une transition difficile pour les centres d’appels
Le secteur des centres d’appels au Maroc est déjà fragilisé par la montée de l’intelligence artificielle et les défis économiques. Certains centres ont récemment fermé, laissant des employés sans ressources. Cheikh Diao, ancien employé d’un centre d’appels, raconte : « Du jour au lendemain, les bureaux ont été vidés. Nous avons été abandonnés par un employeur en qui nous avions confiance. » Avec l’interdiction française, les syndicats marocains redoutent une multiplication de ces fermetures brutales.
Vers une régulation plus stricte
La nouvelle législation française, portée par la députée Delphine Batho (Génération Écologie), impose une règle claire : le démarchage téléphonique sera interdit sauf en cas de consentement explicite du consommateur. « Des sanctions devront être appliquées pour garantir l’efficacité de la mesure », insiste-t-elle. Cette régulation vise à protéger les citoyens tout en répondant à une demande populaire.
Un équilibre à trouver
Si l’interdiction du démarchage téléphonique est une avancée pour les Français lassés des appels indésirables, elle soulève des questions sur ses répercussions économiques au Maroc. Le secteur des centres d’appels devra se réinventer, peut-être en se tournant vers d’autres marchés ou en adoptant de nouvelles technologies, pour limiter l’impact social de cette transition.
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Mais on sen fout du maroc. Si encore ces emplois etaient en france. Et puis mare d’etre derange plusieurs fois par joir.
C’est une très bonne mesure.
Ces appels sont intempestifs, le mĂŞme numĂ©ro appellent plusieurs fois par jour….
Si vous rĂ©pondez et que vous dites ne pas ĂŞtre intĂ©ressĂ©, ce n’est pas grave, ils rappellent 4 jours plus tard… Il y en a marre
Et c’est exactement ce qu’on appelle bullsh*t jobs…ils ne manqueront Ă personne.