Condamné à 30 ans de réclusion criminelle, le Soudanais Abdallah Osman Ahmed a été reconnu coupable des assassinats terroristes commis à Romans-sur-Isère en avril 2020. L’attentat avait fait deux morts et cinq blessés.

Trente ans de prison pour un attentat meurtrier
Le verdict est tombé ce vendredi 7 novembre à Paris. Selon les informations de France Info, Abdallah Osman Ahmed, ressortissant soudanais âgé de 38 ans, a été condamné à trente ans de réclusion criminelle assortis d’une période de sûreté de vingt ans. Il écope également d’une interdiction définitive du territoire français.
Jugé depuis le 27 octobre devant la cour d’assises spéciale de Paris, il répondait de l’attaque au couteau perpétrée à Romans-sur-Isère (Drôme) le 4 avril 2020, en plein confinement. Ce jour-là , deux hommes — Julien Vinson et Thierry Nivon — avaient été mortellement poignardés, tandis que cinq autres personnes étaient grièvement blessées.
Une motivation terroriste reconnue par la cour
Les magistrats ont reconnu deux assassinats terroristes et cinq tentatives d’assassinat.
S’ils ont admis une altération du discernement de l’accusé au moment des faits, ils ont estimé que sa responsabilité pénale demeurait engagée.
La cour a retenu l’existence d’une “entreprise individuelle à caractère terroriste”, convaincue que l’auteur avait agi seul mais était mû par une idéologie extrémiste et un ressentiment profond envers la France.
Une attaque préméditée au cœur du confinement
Selon le parquet national antiterroriste (PNAT), chaque geste d’Abdallah Osman Ahmed témoignait d’une volonté délibérée de tuer.
Durant le procès, les avocats généraux ont rappelé que le prévenu avait exprimé un mépris idéologique pour ses victimes, les qualifiant de “mécréants”.
L’un des représentants du parquet, Édouard Le Boulanger, a évoqué “un continuum idéologique” nourri par la haine et l’isolement du prévenu.
Son collègue, l’avocate générale Laure-Anne Boulanger, avait réclamé une peine de trente ans de réclusion assortie d’une période de sûreté de vingt-cinq ans — la peine maximale encourue compte tenu de l’altération du discernement reconnue par les experts psychiatres.
Une fin de peine suivie d’une expulsion
Abdallah Osman Ahmed purgera sa peine en France.
À l’issue de son incarcération, il sera expulsé du territoire national, sans possibilité de retour.
Ce verdict met un terme à cinq années de procédure pour les victimes et leurs proches, marquées par un procès placé sous le signe de la douleur, mais aussi du besoin de vérité et de reconnaissance.
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