Trois jeunes de 16 à 17 ans ont été arrêtés à Nantes dans la nuit de dimanche à lundi alors qu’ils tentaient de repeindre les “Marches des fiertés”, haut lieu LGBTQIA+ du centre-ville, en bleu, blanc et rouge. L’escalier arc-en-ciel, inauguré officiellement en mai dernier, a déjà été la cible de plusieurs dégradations.

Trois adolescents arrêtés dans la nuit
Dans la nuit du dimanche 9 au lundi 10 novembre, vers 1 heure du matin, trois adolescents âgés de 16 à 17 ans ont été interpellés en flagrant délit par la police à Nantes (Loire-Atlantique). Selon les premiers éléments rapportés par Le Figaro, les jeunes étaient sur le point de repeindre les “Marches des fiertés” – un escalier multicolore emblématique des luttes LGBTQIA+ – aux couleurs du drapeau français.
Les policiers les ont surpris alors qu’ils s’apprêtaient à badigeonner les marches de peinture bleue, blanche et rouge, matériel à la main. Le lieu, situé entre la rue Beaurepaire et le cours des 50-Otages, est particulièrement surveillé grâce à un important dispositif de vidéoprotection, ce qui a permis leur rapide interpellation.
Un symbole local régulièrement pris pour cible
Les “Marches des fiertés” ont été créées en 2018, à l’occasion de la Pride de Nantes, et sont devenues un symbole fort de la visibilité LGBTQIA+ dans la ville. L’escalier a été officiellement inauguré en mai dernier, en présence de la maire socialiste Johanna Rolland et de représentants de l’association Nosig, qui milite pour les droits des personnes LGBTQIA+.
Malgré cette reconnaissance institutionnelle, l’ouvrage a été plusieurs fois vandalisé depuis sa création. Des tags et tentatives de recouvrement ont déjà été recensés, avant que la mairie n’intervienne à chaque fois pour le restaurer dans ses couleurs d’origine.
Des précédents de dégradations à caractère symbolique
En 2024, un autre escalier nantais, celui de la butte Sainte-Anne, avait été repeint aux couleurs du drapeau palestinien, puis surchargé de symboles israéliens et néonazis. Face à la polémique, la municipalité avait d’abord choisi de ne pas effacer les peintures, avant de revenir sur sa décision plusieurs semaines plus tard.
Concernant la tentative de dégradation des “Marches des fiertés”, une enquête a été ouverte afin de déterminer les motivations précises des trois adolescents.
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