Deux hommes volent plusieurs véhicules en une nuit dans les Hautes-Pyrénées, déclenchant une course-poursuite avec la gendarmerie. Le tribunal de Tarbes les a condamnés à des jours-amendes.

Une nuit de vols effrénés dans les Hautes-Pyrénées se solde par une course-poursuite et un accident
Deux hommes placés sous tutelle, anciens pensionnaires d’un institut médico-éducatif, ont comparu devant le tribunal correctionnel de Tarbes après avoir dérobé plusieurs véhicules en une seule nuit. Leur équipée s’est achevée par une fuite à grande vitesse devant les gendarmes et un accident à Tournay.
Une nuit, plusieurs vols, deux complices
Tout commence à l’Institut médico-éducatif (IME) de Campan, que les deux hommes connaissent bien pour y avoir séjourné par le passé, relate La Dépêche. Dans l’obscurité, ils s’emparent d’un Ford Transit appartenant à l’établissement, déplacent une Citroën C3 et repartent au volant d’une Peugeot 208, elle aussi subtilisée sur place. L’équipée ne s’arrête pas là : le duo prend ensuite la direction de Gourdan-Polignan, dans le secteur de Montréjeau, pour mettre la main sur un scooter repéré à l’avance. Le deux-roues est chargé dans le fourgon volé à Campan, tandis qu’un second scooter prend place dans le coffre de la Peugeot.
Les gendarmes donnent l’alerte à Lannemezan
C’est à Lannemezan que les forces de l’ordre repèrent le convoi. Des militaires remarquent un véhicule dont le coffre est ouvert, laissant apparaître un scooter — une anomalie suffisamment marquante pour déclencher un contrôle. Mais au moment où les gendarmes s’approchent, le conducteur écrase l’accélérateur et prend la fuite. Une course-poursuite s’engage aussitôt.
Une fuite tous feux éteints
Durant la course-poursuite, le conducteur multiplie les prises de risque : il double d’autres usagers de la route, tous feux éteints, et ignore les sommations sonores et lumineuses des gendarmes. La brigade de Tournay finit par barrer la route au fuyard. Incapable de maîtriser sa trajectoire, le conducteur perd le contrôle de la Peugeot 208, qui termine sa course dans un accident. Blessé à une main, il est transporté aux urgences.
Interrogé par les enquêteurs, le jeune trentenaire explique qu’il suivait les instructions de son oncle, lequel pilotait le Ford Transit volé. Ce dernier lui aurait expressément demandé de ne jamais s’arrêter en cas d’interception.
À la barre, un prévenu qui dit avoir subi une influence
Lors de l’audience du 9 juin devant le tribunal correctionnel de Tarbes, le prévenu présent — un homme d’une trentaine d’années, placé sous tutelle renforcée et sans antécédents judiciaires — a reconnu l’intégralité des faits. Visiblement intimidé par le cadre judiciaire, il a affirmé avoir agi sous l’emprise de son aîné. « Je n’aurais pas dû faire ça », a-t-il déclaré à la présidente, reconnaissant avoir cédé sans oser s’opposer.
Son oncle, également sous tutelle mais déclaré sans anomalie mentale par un expert psychiatre, était lui aussi poursuivi dans ce dossier.
Des véhicules d’un établissement médico-éducatif partiellement récupérés
L’avocat représentant l’IME de Campan a rappelé que trois véhicules de l’établissement figuraient parmi les biens dérobés. Si le Ford Transit et la Citroën C3 ont été retrouvés sans dommages significatifs, la Peugeot 208 a quant à elle été déclarée épave à la suite de l’accident provoqué par la fuite.
Condamnation à des jours-amende
Le ministère public avait requis des peines allant de neuf à quinze mois d’emprisonnement avec sursis. Les avocats de la défense, Mes Chipi et Sanvicente, ont plaidé la vulnérabilité de leurs clients, insistant sur leurs profils fragiles et leur absence de passé judiciaire.
Le tribunal a finalement reconnu les deux hommes coupables. Ils ont été condamnés à des peines comprises entre 90 et 120 jours-amende, fixés à 10 euros par jour.
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