Dix ans après les attentats du 13-Novembre, Salah Abdeslam, seul survivant des commandos terroristes, dit vouloir dialoguer avec des victimes. Son avocate évoque une démarche de « justice restaurative » visant l’apaisement et non la réduction de peine.

Salah Abdeslam prêt à un dialogue inédit avec les victimes du 13-Novembre
Deux jours avant les commémorations du dixième anniversaire des attentats du 13-Novembre 2015, une déclaration inattendue a été faite par Me Olivia Ronen, avocate de Salah Abdeslam, sur les ondes de France Info, ce mardi 11 novembre.
Selon la défense, le seul survivant des commandos djihadistes souhaiterait établir un contact avec certaines parties civiles dans le cadre d’une démarche de justice restaurative.
« Il aimerait pouvoir expliquer, peut-être discuter, ouvrir une porte aux parties civiles », a précisé Me Ronen, soulignant la volonté de son client d’initier un dialogue.
Une position en contraste avec celle de la DGSI
Cette prise de parole intervient au lendemain d’une déclaration de Céline Berthon, directrice générale de la sécurité intérieure, sur RTL. Celle-ci estimait que Salah Abdeslam demeurait « radicalisé et convaincu de l’idéologie mortifère » qui l’avait conduit à participer aux attaques.
Son avocate, au contraire, affirme que le détenu a entamé une réflexion personnelle profonde et suit aujourd’hui « une trajectoire inverse ».
« Il y a une volonté de sa part de pouvoir évoquer la détention, le procès et ce qu’il a traversé », a précisé Me Ronen. « C’est une démarche initiée aussi par certaines victimes, désireuses d’un échange pour comprendre et peut-être trouver un apaisement. »
La justice restaurative, un dispositif encore méconnu
La justice restaurative, bien que peu pratiquée en France, est reconnue dans plusieurs pays comme le Canada ou la Belgique. Introduite dans le droit français par la loi Taubira de 2014, elle vise à reconstruire un lien entre victimes et auteurs d’infractions, par le dialogue et l’écoute.
Selon le ministère de la Justice, ce dispositif permet « d’appréhender l’ensemble des répercussions personnelles, familiales et sociales liées à la commission des faits » et participe à « la responsabilisation de l’auteur » comme à « la reconstruction de la victime ».
La démarche n’est ni imposée par un juge, ni assortie d’une réduction de peine ou d’une indemnisation. Elle repose sur la volonté mutuelle des participants, et sur la reconnaissance des faits par l’auteur.
Un geste symbolique plus que juridique
Pour Salah Abdeslam, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité incompressible, cette ouverture vers les victimes ne saurait entraîner aucune conséquence judiciaire.
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Il n’est pas en mesure de demander quoi que ce soit.
Merci
Au secours! Pourquoi pas un guichet pour victimes et proches de victimes dans sa cellule??? Le cynisme Ă son plus haut niveau!
AllĂ´ Dr Guillotin, faites le nĂ©cessaire pour l’expĂ©dier ad patres !
NON