Condamné pour viol sur mineure, un homme a été libéré après deux mois de détention en attendant son appel. Sa victime dénonce une décision incomprise.

Une condamnation lourde… suivie d’une libération éclair
Isaline, aujourd’hui âgée de 28 ans, affirme avoir subi pendant six années les violences sexuelles de son beau-père lorsqu’elle était mineure. L’homme a été condamné début juillet à douze ans de réclusion criminelle pour viols aggravés. Mais ce qu’elle pensait être le début d’un apaisement a rapidement volé en éclats.
Deux mois après son incarcération, le condamné a été remis en liberté dans l’attente de son procès en appel. Une décision confirmée par son conseil, alors que l’équipe du 20H de TF1 a recueilli le témoignage de la jeune femme, visage dissimulé pour préserver son anonymat.
“Deux mois après, il a été libéré” : la réaction douloureuse de la victime
Pour Isaline, cette remise en liberté est un nouveau traumatisme :
« Quand la personne est incarcérée, même s’il y a un appel derrière, il y a déjà un début de reconstruction. Et deux mois après, à la première demande, il a été libéré… Pour moi, c’est une triple peine », confie-t-elle, expliquant être tombée en dépression à l’annonce de la décision judiciaire.
La loi permet une remise en liberté après une condamnation en première instance
Comment un homme condamné pour des faits aussi graves peut-il être libéré aussi rapidement ?
Juridiquement, une condamnation en première instance suivie d’un appel modifie le statut du condamné. Il redevient présumé innocent durant la procédure d’appel, et peut ainsi demander une remise en liberté sous contrôle judiciaire.
Dans ce dossier, ses avocats ont fondé leur requête sur les conditions d’incarcération jugées indignes, notamment liées à la surpopulation carcérale. Me Thierry Fillon, l’un de ses défenseurs, évoque :
« Une cellule prévue pour quatre ou cinq personnes dans laquelle ils se retrouvaient à sept, avec une impossibilité de se mouvoir normalement et même de s’asseoir tous à table. »
Un juge d’appel qui estime le risque de contact limité
Après examen du dossier, le magistrat a estimé que l’homme ne présentait pas de risque d’entrer en contact avec la victime, ni de faire disparaître des preuves ou de fuir le territoire. Le prévenu bénéficie donc d’une remise en liberté dans l’attente d’un nouveau procès.
“Une attente interminable” : l’avocate de la victime tempère l’espoir d’un jugement rapide
Me Alexandra Nokovitch, avocate d’Isaline, déplore cette décision, rappelant que les dossiers de prévenus placés sous contrôle judiciaire passent souvent après ceux des personnes détenues :
« On sait qu’actuellement, en appel, les délais peuvent atteindre trois à quatre ans. »
Isaline, qui espérait tourner la page, se retrouve confrontée à une longue attente judiciaire, avec le sentiment d’un nouvel effondrement.
OUne lettre adressée au ministre de la Justice
Face à cette situation, la jeune femme a écrit directement au ministre de la Justice, Gérald Darmanin, espérant un geste ou une accélération des procédures. Elle affirme que seule une justice plus rapide pourrait lui permettre d’envisager un véritable début de reconstruction.
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Ah cette sacré France qui privilégie ses criminels à leurs victimes.
Merci Ă tous nos traĂ®tres payĂ©s par nos impĂ´ts oubliant qu’ils sont salariĂ©s du peuple.
Merci Ă tous ceux qui ont courbĂ© l’Ă©chine Ă la destruction française.
Il est vraiment temps d’abreuver nos sillons.
Abreuver nos sillons de notre sang? Il est temps de changer d’habitude de 300 ans!