Montpellier : un homme de 21 ans, en crise psychotique, agresse neuf personnes dont six policiers. Jugé irresponsable pénalement, il devra indemniser ses victimes.

Montpellier : jugé irresponsable pénalement après avoir agressé neuf personnes dont six policiers en pleine crise psychotique
Un jeune homme de 21 ans a été jugé au tribunal correctionnel de Montpellier pour une série de violences commises en mars dernier lors d’un épisode psychotique aigu. Faute de sommeil, sous cannabis et sans son traitement antidépresseur, il avait agressé neuf personnes, dont six policiers, avant d’être finalement reconnu irresponsable pénalement.
Une nuit de violences rue de la Méditerranée
Le 13 mars, vers 5 heures du matin, un jeune homme sans antécédents judiciaires perd soudainement le contrôle de lui-même, rue de la Méditerranée, à Montpellier. Selon les informations du Midi libre, il tente d’abord de voler un scooter à deux passants. Sans raison apparente, il porte un coup de couteau à l’un d’eux, provoquant une blessure de plusieurs centimètres à la lèvre. Torse nu, il exige ensuite qu’une autre victime lui cède son pull, des scènes intégralement filmées par une caméra de vidéosurveillance.
Il se dirige alors vers la gare Saint-Roch, suivi par un témoin qui alerte les forces de l’ordre et les guide sur place. À l’arrivée des trois premiers policiers, l’homme a déjà agressé un passager sur le quai.
Un affrontement violent avec la police
Les échanges avec les fonctionnaires tournent rapidement à l’affrontement physique. Un tir de pistolet à impulsion électrique reste sans effet, et la lutte se poursuit au sol : les policiers reçoivent de nombreux coups de poing et de pied, accompagnés d’insultes et de menaces de mort. Un second tir de pistolet à impulsion électrique permet finalement de le neutraliser, non sans qu’il tente de mordre un agent.
Il faut l’intervention de renforts de la brigade anticriminalité pour procéder à son menottage. Refusant tout mouvement, l’homme oblige les policiers à l’attacher au niveau des jambes puis à le porter jusqu’au véhicule. Un couteau de combat à cran d’arrêt est retrouvé en sa possession.
De nouvelles violences au commissariat
Arrivé au commissariat, l’individu reste dans un état d’agitation extrême, contraignant les policiers à le conduire aux urgences psychiatriques du CHU de Montpellier. À son retour à l’Hôtel de police, de nouveaux incidents éclatent dans les geôles : il refuse de s’enfermer en cellule malgré l’intervention de trois fonctionnaires, l’un d’eux subissant une entorse au genou avec atteinte ligamentaire.
Son avocate a estimé devant le tribunal que ces nouvelles violences, survenues lors du retour au commissariat, auraient pu être évitées si les policiers étaient restés auprès de lui pendant sa prise en charge aux urgences psychiatriques, plutôt que de le laisser seul sur place avant de venir le récupérer. Elle a également rappelé que son comportement s’était dégradé depuis trois semaines, sa compagne évoquant un “délire survivaliste” installé depuis plusieurs mois.
“Je n’avais pas dormi pendant 36 heures”
Lors de la reprise de sa garde à vue, le jeune homme, qui souffre par ailleurs d’un trouble de l’attention, a livré les circonstances ayant précédé son passage à l’acte : “Je n’avais pas dormi pendant 36 heures, je n’avais pas pris mon traitement antidépresseur la veille des faits et j’avais fumé cinq ou six joints de cannabis.”
Convaincu d’être “victime d’un complot” et surveillé par des agents de la DGSI ou du Mossad, il avait alors totalement perdu le sens de la réalité.
“Son discernement était aboli”
Lors de l’audience du 8 juillet devant le tribunal correctionnel de Montpellier, l’accusé a adopté un profil bas, reconnaissant les faits et présentant ses excuses aux victimes. L’expertise psychiatrique diligentée après les événements a conclu à un “épisode psychotique aigu avec trouble de la personnalité”, précisant que son discernement était aboli au moment des faits.
La procureure a confirmé cette irresponsabilité pénale, tout en rappelant qu’elle n’exonérait pas l’accusé des conséquences civiles. Le tribunal a condamné le jeune homme à verser près de 6 000 euros à ses victimes et lui a interdit de détenir une arme pendant cinq ans.
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Si cet individu était suivi correctement, peut-être qu’il n’aurait pas agressé ces policiers et ces personnes….
Évidemment irresponsable, tellement facile alors qu’il était sous antidépresseurs et cannabis, ça ne va pas ensemble….