À Chambéry, le directeur adjoint de la maison d’arrêt a été pris à partie par deux individus cagoulés arrivés en trottinette électrique, qui l’ont insulté, menacé et poursuivi dans la rue avant de prendre la fuite ; une plainte a été déposée et une enquête est en cours.

Chambéry : le directeur adjoint de la prison menacé et poursuivi par deux individus cagoulés
Une sortie du travail qui vire à l’agression
Lundi 17 novembre, aux alentours de 20 h 30, le directeur adjoint de la maison d’arrêt de Chambéry quitte son travail à vélo pour rentrer chez lui. À proximité immédiate de l’établissement pénitentiaire, il est abordé par deux individus qui se présentent sur une trottinette électrique. Très vite, la situation dégénère : les deux personnes se mettent à l’insulter violemment et à proférer des menaces directes à son encontre, créant un climat de forte intimidation, relate Le Dauphiné.
Selon le récit de la direction de la prison, ces propos visent clairement le cadre pénitentiaire dans l’exercice – ou le prolongement – de ses fonctions. Le directeur de la maison d’arrêt, Gwenaël Joly, récemment nommé, relate que les insultes ont été accompagnées de menaces explicites, laissant craindre une volonté d’intimidation ciblée contre un membre du personnel.
Des agresseurs cagoulés qui se lancent à sa poursuite
Les deux agresseurs ne se contentent pas d’invectiver le directeur adjoint : ils passent à une forme de traque dans la rue. Ils sont décrits comme cagoulés, signe d’une volonté de dissimuler leur identité et, potentiellement, d’une action préparée. L’un d’entre eux, présenté comme très probablement jeune, descend de la trottinette et se met à courir derrière la victime.
Le directeur adjoint parvient néanmoins à leur échapper et ne subit aucune blessure physique. S’il ressort indemne sur le plan corporel, l’épisode est jugé particulièrement grave et choquant par sa hiérarchie. Cet incident met en lumière la vulnérabilité des personnels pénitentiaires en dehors des murs de l’établissement, alors qu’ils rejoignent simplement leur domicile après leur service.
Un événement inédit et jugé « particulièrement choquant »
Pour la maison d’arrêt de Chambéry, un tel fait est sans précédent. Après vérifications internes, la direction indique qu’aucune agression de ce type n’avait encore été signalée autour de l’établissement. Gwenaël Joly qualifie l’épisode de « particulièrement choquant », notamment parce qu’il demeure impossible, à ce stade, de savoir si le directeur adjoint était visé personnellement ou si l’attaque s’adressait, plus largement, à un représentant du personnel pénitentiaire.
Cette agression soulève des inquiétudes sur la sécurité des agents, au moment où ils quittent l’enceinte professionnelle et se retrouvent dans l’espace public. La direction annonce son intention de renforcer les mesures de vigilance, en particulier à la nuit tombée, afin de mieux protéger les personnels dans les abords immédiats de la prison.
Une plainte déposée et des suspects en fuite
À la suite des faits, le directeur adjoint a déposé plainte. Une enquête a été ouverte pour identifier les deux individus et déterminer avec précision les circonstances de l’agression. Les suspects sont actuellement activement recherchés par les services d’enquête.
Un élément intrigue tout particulièrement : les agresseurs auraient eux-mêmes filmé la scène. Si ces images existent et sont retrouvées, elles pourraient devenir une pièce essentielle pour reconstituer le déroulement des faits et établir les responsabilités. Cette possible captation vidéo interroge aussi sur une éventuelle volonté de mise en scène, dans un contexte où certaines agressions sont parfois destinées à être diffusées sur les réseaux sociaux.
(Merci Yann Bourguignon)
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