Une fillette de 10 ans a été blessée à la cuisse par une balle lors d’une battue aux sangliers à Eréac, dans les Côtes-d’Armor, le 11 novembre 2025. Transportée à l’hôpital, elle est désormais hors de danger. Le chasseur impliqué a vu son permis suspendu le temps de l’enquête, sur fond de hausse des accidents de chasse en France.

Bretagne : une fillette de 10 ans blessée par balle lors d’une battue aux sangliers à Eréac
Le 11 novembre 2025, une fillette de 10 ans a été blessée par balle à la cuisse lors d’une battue aux sangliers à Eréac, dans les Côtes-d’Armor, en Bretagne. L’incident s’est produit en pleine partie de chasse, alors qu’elle accompagnait son père et d’autres chasseurs. Transportée à l’hôpital, l’enfant a depuis pu regagner son domicile et son état de santé n’inspire plus d’inquiétude, relate Le Télégramme.
Les autorités ont ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes du tir. Le permis de chasse du tireur présumé a été suspendu à titre conservatoire, en attendant les conclusions des investigations.
Une battue qui change de cible en cours de chasse
Ce jour-là , une vingtaine de chasseurs était réunie à Eréac, à une trentaine de kilomètres de Lamballe, pour une battue initialement consacrée au chevreuil. La fillette participait à la sortie aux côtés de son père, en tant qu’accompagnante.
Sur place, le groupe découvre la présence de sangliers et décide alors de modifier le type de chasse. Les participants renoncent au chevreuil pour se concentrer sur le grand gibier. Ce changement de cible entraîne également un changement de munitions.
Des munitions adaptées au sanglier
Face aux sangliers, les chasseurs abandonnent les cartouches à plombs pour utiliser des balles, jugées plus adaptées au cuir épais de ce type d’animaux. Ce passage à des munitions plus puissantes modifie les conditions de tir et le niveau de risque, notamment en cas de ricochet ou de mauvaise appréciation de la trajectoire.
Selon un membre de la société de chasse locale, l’enfant portait une tenue de chasse avec une veste fluorescente, destinée à assurer une meilleure visibilité. Malgré ces précautions vestimentaires, une balle a atteint la fillette à la cuisse dans des circonstances encore floues.
Un tir qui pourrait être lié à un ricochet
Les premiers éléments recueillis sur place évoquent la piste d’un ricochet. La balle, tirée lors de la battue au sanglier, aurait dévié de sa trajectoire avant d’atteindre l’enfant. À ce stade, cette hypothèse reste à confirmer par l’enquête.
Les enquêteurs devront notamment analyser la position des chasseurs au moment du tir, la configuration du terrain, la nature des munitions utilisées et le respect des règles de sécurité. Ce travail devra permettre de préciser les responsabilités et de comprendre comment l’enfant a pu se retrouver dans la trajectoire du projectile.
Prise en charge rapide et état de santé rassurant
Blessée à la cuisse, la fillette a rapidement été prise en charge par les secours mobilisés sur place. Elle a été transportée à l’hôpital pour y recevoir les soins nécessaires. Sa durée d’hospitalisation a été relativement courte, environ une journée et demie, avant un retour à domicile.
Les représentants du monde de la chasse au niveau départemental indiquent que l’enfant est désormais hors de danger. Si ses jours ne sont pas en danger, l’incident soulève toutefois des questions importantes sur la présence d’enfants lors de battues et sur les conditions de sécurité entourant ces pratiques.
EnquĂŞte ouverte et permis de chasse suspendu
À la suite de l’incident, le tireur présumé a été entendu par les forces de l’ordre. Son permis de chasse a été suspendu dans l’attente des conclusions de l’enquête, une mesure classique en cas d’accident de ce type.
Les investigations ont été confiées à la brigade de gendarmerie de Jugon-les-Lacs, en lien avec le service départemental de l’Office français de la biodiversité (OFB). Les enquêteurs devront établir si les règles de sécurité ont été strictement respectées et déterminer les circonstances précises du tir.
Les accidents de chasse en hausse en France
Cet accident survient dans un contexte où les statistiques nationales font état d’une hausse des accidents de chasse. Selon le dernier bilan annuel de l’Office français de la biodiversité, pour la saison 2024-2025, environ une centaine d’accidents ont été recensés, dont 11 mortels impliquant des chasseurs.
La majorité des décès surviennent lors de chasses au grand gibier, notamment le sanglier et le cerf. Une partie de ces drames est liée à des “auto-accidents”, c’est-à -dire des chasseurs se blessant eux-mêmes, souvent en raison de manipulations d’armes ou de manquements aux règles de sécurité.
Une pratique présentée comme moins accidentogène qu’il y a 20 ans
Malgré cette augmentation récente, l’OFB rappelle que la chasse en France serait aujourd’hui deux fois moins accidentogène qu’il y a une vingtaine d’années. Les formations à la sécurité, les campagnes de sensibilisation et l’évolution de la réglementation ont contribué à réduire le nombre d’accidents sur le long terme.
Pour autant, chaque nouvel incident impliquant un tiers, en particulier un enfant, ravive les débats autour de la sécurité des battues, de la cohabitation avec les autres usagers de la nature et des conditions d’accès des mineurs à ce type d’activité.
Un accident qui relance les questions sur la sécurité des battues
L’affaire d’Eréac met en lumière plusieurs enjeux récurrents : la présence d’enfants lors des chasses, le respect strict des angles de tir, la maîtrise des trajectoires des balles et l’adaptation des munitions au terrain. Elle intervient alors que les discussions sur l’encadrement de la chasse et les mesures pour réduire les risques d’accidents restent très présentes dans le débat public.
Les conclusions de l’enquête en cours devraient apporter des éléments déterminants sur les responsabilités et, potentiellement, alimenter de nouvelles réflexions sur les pratiques de chasse au grand gibier en France.
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Mais que faisait elle là ? Je retirerais aussi le permis de chasse au père!