Une concession Tesla des Bouches-du-Rhône a été la cible d’un incendie volontaire détruisant 24 véhicules. Un groupe d’ultragauche revendique l’attaque en représailles politique.

Bouches-du-Rhône : l’ombre de l’ultragauche plane sur le sabotage de la concession Tesla
Une enquête pour destruction en bande organisée est en cours après l’incendie spectaculaire survenu mi-novembre aux Pennes-Mirabeau. Selon les informations de Valeurs actuelles, la piste criminelle, déjà privilégiée par les indices matériels, se renforce avec la publication d’un communiqué de revendication détaillant un mode opératoire “politique”.
C’est un véritable scénario de guérilla urbaine qui s’est joué dans la nuit du 13 novembre au cœur de la zone commerciale des Pennes-Mirabeau. Alors que la concession du constructeur américain Tesla était plongée dans l’obscurité, une vingtaine de véhicules stationnés sur le parc extérieur se sont embrasés, nécessitant l’intervention lourde des secours. Si le sinistre n’a fait aucune victime, le préjudice financier est considérable et la dimension politique de l’acte ne fait désormais plus guère de doute.
Une nuit de destruction ciblée
L’alerte a été donnée au milieu de la nuit, mobilisant une cinquantaine de soldats du feu pour venir à bout d’un brasier particulièrement intense, alimenté par les batteries des véhicules électriques. Au petit matin, le bilan matériel s’est révélé lourd : vingt-quatre voitures de la marque fondée par le milliardaire Elon Musk ont été réduites à l’état d’épaves calcinées. Les dégâts sont estimés à plusieurs centaines de milliers d’euros.
Immédiatement, les premières constatations réalisées sur place ont orienté les investigations vers un acte malveillant. Les forces de l’ordre ont relevé plusieurs éléments probants, notamment la découpe du grillage d’enceinte permettant l’intrusion et la présence de multiples foyers d’incendie distincts, écartant de facto la thèse de l’accident technique fortuit.
Une revendication politique et un mode opératoire détaillé
Le dossier, instruit sous la qualification de « destructions par moyen dangereux en bande organisée » et « association de malfaiteurs » par le parquet d’Aix-en-Provence, a pris une nouvelle tournure quelques jours après les faits. Un message anonyme, publié sur une plateforme numérique connue pour héberger les communiqués de la mouvance anarcho-autonome et révolutionnaire, est venu revendiquer l’action.
Les auteurs du texte ne se contentent pas de se féliciter d’avoir détruit « un bon tiers » du parc automobile ; ils livrent des détails techniques précis qui créditent leur implication. Ils expliquent avoir utilisé une méthode simple mais redoutable : la pose d’une « plaquette allume-feu » directement sur les pneumatiques avant des véhicules, laissant la combustion se propager.
Elon Musk et la “Journée du souvenir Trans” en ligne de mire
Au-delà du vandalisme, c’est la portée idéologique du geste qui est soulignée par les incendiaires. Le communiqué présente ce sabotage comme un acte de « vengeance » s’inscrivant dans le cadre de la « Journée du souvenir Trans », commémorée le 20 novembre pour honorer la mémoire des victimes de transphobie.
Le choix de la cible ne doit rien au hasard. En s’attaquant à l’entreprise phare d’Elon Musk, les activistes visent directement le propriétaire du réseau social X (anciennement Twitter). Ce dernier, régulièrement critiqué pour ses prises de position et ses déclarations sur le « virus woke », est devenu une figure honnie par certaines franges de l’ultragauche, qui voient dans ses produits un symbole à abattre.
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