Au lendemain de la permission de sortie très contestée d’un détenu de Vendin-le-Vieil, sa mère a été placée en garde à vue à La Courneuve après la découverte de cannabis et de numéraire lors d’un contrôle antistups.

Permission de sortir à Vendin-le-Vieil : la mère du détenu placée en garde à vue pour trafic de stupéfiants
Au lendemain de la permission de sortir très commentée accordée à un détenu de la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), sa mère a été interpellée à La Courneuve (Seine-Saint-Denis) et placée en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour trafic de stupéfiants. Selon les premiers éléments rapportés par Le Parisien, cette mesure de garde à vue intervient à la suite d’un contrôle antistups mené dans la cité des 4 000, sans lien établi à ce stade avec la récente permission de sortie de son fils, détenu considéré comme particulièrement dangereux.
Une permission de sortie qui fait polémique
Lundi 24 novembre, Ouaihid Ben Faïza, 52 ans, détenu au centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil, a bénéficié d’une permission de sortir pour la journée afin de rencontrer un potentiel employeur dans l’agglomération lyonnaise, en vue de sa réinsertion professionnelle. Libérable en 2029, ce détenu est présenté comme l’une des figures du narcotrafic en Seine-Saint-Denis et fait partie des profils les plus surveillés du quartier dédié à la criminalité organisée de cet établissement de haute sécurité. Malgré l’émoi d’une partie du personnel pénitentiaire et un recours du parquet contre cette décision, la permission a été confirmée et le détenu a regagné sa cellule dans les délais impartis, sans incident signalé.
Contrôle antistups dans la cité des 4 000
Le lendemain, en fin d’après-midi, les forces de l’ordre mènent une opération antistups dans le quartier des 4 000, à La Courneuve, place Georges-Braque. Un chien spécialisé dans la détection de stupéfiants marque l’arrêt devant deux appartements, conduisant les policiers à procéder à des perquisitions. Dans l’un des logements, où se trouvent la mère du détenu et deux de ses neveux, les enquêteurs découvrent environ 400 g de cannabis, une somme de 1 500 euros en liquide ainsi que les clés d’un véhicule signalé volé, selon une source proche du dossier. La mère est immédiatement interpellée et placée en garde à vue pour trafic de stupéfiants, tandis que les deux autres membres de la famille seraient eux aussi entendus dans le cadre de la même procédure, ce qui restait encore à confirmer au moment des faits.
Garde à vue prolongée et enquête en cours
Ce mardi, la mère du détenu entame un second jour de garde à vue dans le cadre de cette enquête pour trafic de stupéfiants. En matière de trafic de drogue, la garde à vue peut être prolongée jusqu’à 96 heures, sous le contrôle du parquet et, le cas échéant, d’un juge des libertés et de la détention. Les policiers indiquent qu’aucun élément ne permet, à ce stade, de faire un lien direct entre la permission de sortie du fils et la perquisition menée dans l’entourage familial, l’opération antistups s’inscrivant dans un dispositif plus large de lutte contre les trafics locaux.
Un détenu au profil très sensible
Incarcéré depuis 2012, Ouaihid Ben Faïza a été condamné pour trafic de stupéfiants et association de malfaiteurs, après avoir organisé un trafic de cannabis entre les Pays-Bas et La Courneuve au début des années 2010. Originaire de la cité des 4 000, il est décrit par les autorités comme l’un des trafiquants les plus influents de son secteur, ce qui lui vaut d’être détenu dans un quartier de haute sécurité et suivi de près par les services spécialisés.
Une spectaculaire évasion en 2014
Le nom de ce trafiquant avait déjà fait la une en 2014, lorsqu’il s’était évadé pendant un transfert pour examen médical à l’hôpital Delafontaine de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Un commando armé avait alors intercepté le véhicule pénitentiaire, utilisé des gaz lacrymogènes pour neutraliser l’escorte avant de prendre la fuite avec le détenu. Sa cavale ne dure toutefois que deux semaines : il est retrouvé par la Brigade de répression du banditisme dans un hôtel social du Blanc-Mesnil, à proximité de son fief familial de La Courneuve, où il est interpellé sans résistance et sans arme, sous sa véritable identité.
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