Une élue de Guérande (44) a été tuée à l’arme blanche ce mercredi. Le suspect, un homme de 34 ans qu’elle hébergeait, a été neutralisé par le PSIG après avoir agressé les gendarmes. Retour sur ce drame.

Guérande : une élue municipale tuée à son domicile, un suspect interpellé par le PSIG
La ville de Guérande (Loire-Atlantique) est en deuil après la découverte du corps sans vie de Catherine Bailhache, conseillère municipale, ce mercredi 26 novembre. L’élue de 78 ans a succombé à des blessures par arme blanche. L’auteur présumé, un homme qu’elle logeait depuis peu, a été arrêté dans des conditions mouvementées, relate Cnews.
C’est une scène d’une violence inouïe qui s’est jouée en fin d’après-midi, mercredi, dans cette commune de Loire-Atlantique. Catherine Bailhache, figure locale et élue de la majorité (Renaissance), a été retrouvée morte à son domicile. Le principal suspect, un homme de 34 ans sans antécédents judiciaires, a été interpellé sur place après avoir tenté de s’en prendre aux forces de l’ordre.
Une découverte macabre au rez-de-chaussée
L’alerte a été donnée aux alentours de 16 h 45. Dépêchés sur les lieux pour ce qui semblait être une situation d’urgence critique, les gendarmes ont pénétré dans le pavillon de l’élue. Au rez-de-chaussée, ils ont découvert le corps de la septuagénaire, une enseignante à la retraite.
La victime gisait au sol et portait des marques visibles d’une agression commise à l’arme blanche. Malgré l’arrivée rapide des secours et les tentatives de réanimation, le décès de Catherine Bailhache a été prononcé sur place, plongeant la communauté locale dans la consternation.
L’assaillant caché dans un placard
Face à la gravité de la situation, les militaires de la brigade de Guérande ont reçu le renfort immédiat du Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG) de Saint-Nazaire pour sécuriser et inspecter l’habitation.
La fouille de la maison a pris une tournure dramatique lorsqu’un individu a surgi brusquement d’un placard situé dans la salle de bains, où il s’était dissimulé. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’homme, extrêmement agité et hurlant, s’est jeté sur la colonne d’intervention, un couteau à la main, menaçant directement le premier gendarme.
Pour stopper l’agression, un militaire du PSIG a dû faire usage de son arme de service, blessant le forcené à l’épaule. Bien que touché, l’individu a continué à opposer une résistance farouche avant d’être désarmé, plaqué au sol et maîtrisé par les forces de l’ordre. Il a ensuite été médicalisé et évacué.
Victime de son hospitalité ?
Le profil du suspect interpelle les enquêteurs. Âgé de 34 ans, cet homme était hébergé par la victime depuis le 16 novembre dernier. Cet accueil s’inscrivait dans le cadre d’un dispositif associatif destiné à soutenir les jeunes travailleurs en difficulté de logement.
L’homme était jusqu’alors inconnu des services de police, de la gendarmerie et de la justice. Rien ne laissait présager un tel passage à l’acte. Le parquet de Saint-Nazaire a immédiatement ouvert une enquête pour « homicide volontaire » concernant le décès de l’élue, ainsi que pour « tentative d’homicide volontaire sur personnes dépositaires de l’autorité publique » suite à l’attaque sur les gendarmes.
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