Deux adolescents de 16 ans, l’un originaire de Strasbourg et l’autre de région parisienne, ont été mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste criminelle. Soupçonnés d’un projet d’attaque antisémite inspiré par Daech, ils ont été écroués après leur arrestation par la DGSI.

Deux adolescents mis en examen pour un projet d’attentat antisémite
Une cellule radicalisée identifiée par la DGSI
Deux mineurs âgés de 16 ans ont été mis en examen dimanche 30 novembre à Paris pour association de malfaiteurs terroriste criminelle. Les deux suspects, résidant respectivement dans le Bas-Rhin et en région parisienne, ont été placés en détention provisoire à la suite de leur garde à vue menée par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
Les enquêteurs ont découvert sur un groupe WhatsApp, fréquenté par des individus radicalisés se réclamant de Daech, un message annonçant une attaque imminente contre des cibles juives. L’auteur y affirmait vouloir passer à l’acte dans un délai de cinq jours, illustrant ses propos par une photo le montrant armé d’un couteau.
Le profil d’un adolescent tchétchène isolé
Le jeune homme identifié sur la photo, de nationalité russe et originaire de Tchétchénie, vivait à Strasbourg avec sa mère depuis quatre ans. Fuyant un père violent resté en Russie, le garçon, arrivé en France à 12 ans, n’avait jusqu’ici aucun antécédent judiciaire. Après avoir abandonné sa formation en électricité, il s’était marginalisé, passant la majorité de son temps sur Internet.
Les enquêteurs décrivent un adolescent renfermé, sans relations sociales, qui aurait progressivement dérivé vers la consommation de contenus violents avant d’adopter les discours de propagande djihadiste.
Un lycéen parisien influencé en ligne
L’autre suspect, un élève en apprentissage vivant en région parisienne, évoluait dans un environnement familial stable. Profil de joueur passionné par les jeux en ligne, il aurait été sensibilisé à l’idéologie extrémiste au fil d’échanges sur des forums et groupes de discussion. Selon les éléments de l’enquête, il aurait relayé des propos antisémites et soutenu l’idée d’une action violente.
Une radicalisation juvénile inquiétante
Les deux adolescents ont été arrêtés le 26 novembre et présentés quatre jours plus tard à un juge d’instruction antiterroriste. L’enquête doit déterminer si leur projet était en voie d’exécution ou simplement au stade de l’intention.
Avec ces mises en examen, le nombre de mineurs poursuivis pour des faits liés au terrorisme atteint un niveau record en 2025. Les services de renseignement notent une tendance à la radicalisation de jeunes « peu idéologiques », fascinés par la violence et influencés par la propagande de l’État islamique.
Une note de la DGSI publiée en septembre évoquait déjà une mouvance endogène portée par des adolescents isolés, ciblant des symboles religieux ou étatiques. La communauté juive reste particulièrement visée depuis les attaques du Hamas d’octobre 2023.
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avec les réels prénoms et la nationalité cela aurait levé un doute.