Un vice-président du tribunal de Blois est mis en examen pour un harcèlement d’une rare intensité envers son ex-épouse, avec diffusion massive d’images intimes, messages obscènes et appel présumé au kidnapping et au viol via le dark web. Placé sous contrôle judiciaire, il nie les faits et peut néanmoins continuer à exercer ses fonctions de magistrat.

Blois : un vice-président de tribunal mis en examen pour harcèlement aggravé de son ex-épouse
Un magistrat de 50 ans, vice-président du tribunal judiciaire de Blois, a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire pour une série de faits présumés de harcèlement particulièrement graves à l’encontre de son ex-épouse. Selon les informations de Mediapart, il est notamment soupçonné d’avoir fait circuler des contenus pornographiques la concernant, d’avoir divulgué ses données personnelles sur le dark web et d’avoir lancé un appel anonyme au kidnapping et au viol. Malgré ces poursuites, il n’a pas été suspendu de ses fonctions.
Un haut magistrat dans le viseur de la justice
Le 31 octobre, l’un des vice-présidents du tribunal de Blois, Olivier Bachelet, 50 ans, a été mis en examen pour plusieurs infractions pénales et placé sous contrôle judiciaire. Il est soupçonné d’avoir orchestré, sur plusieurs années, un harcèlement massif et multiforme visant son ex-épouse.
Les faits décrits par les enquêteurs vont du harcèlement en ligne au « revenge porn », en passant par des appels au viol présumés diffusés anonymement via le dark web. Le magistrat conteste l’ensemble des accusations portées contre lui.
Harcèlement présumé depuis 2014
Selon les éléments de la procédure, les premiers faits remonteraient à 2014. À cette époque, le magistrat aurait fait appel à un détective privé pour surveiller son ex-épouse. Des messages et des photos la concernant auraient ensuite été diffusés dans son entourage.
Le harcèlement se serait progressivement déplacé en ligne, avec la publication de photos volées et de photomontages à caractère pornographique. Face à cette situation, la victime présumée aurait déposé plusieurs mains courantes en 2018 et 2019, avant de déposer plainte en 2020.
Escalade numérique : dark web, mails et images sexuelles
En 2024, un nouveau cap aurait été franchi. Des courriels et des photos à caractère sexuel mettant en scène l’ex-épouse du magistrat auraient été envoyés par de multiples expéditeurs à son employeur, à ses collègues, ainsi qu’à des associations d’étudiants de l’établissement dans lequel elle enseigne.
Les données personnelles de la victime présumée, notamment son adresse exacte, auraient également été diffusées sur le dark web, accompagnées d’une photo de son ancienne carte d’identité. Parallèlement, la jeune femme aurait reçu des messages anonymes à caractère obscène.
Les enquêteurs évoquent la diffusion d’au moins 3 000 photos privées et photomontages la concernant entre avril 2024 et novembre 2025, ainsi que plus de 350 courriels du même type, envoyés à elle-même ou à ses contacts professionnels et personnels.
Contrôle judiciaire strict mais pas d’interdiction d’exercer
Placée sous contrôle judiciaire, la personne mise en examen est notamment tenue de ne pas quitter le territoire français, de ne pas entrer en contact avec son ex-épouse et de ne pas s’approcher de son domicile. Ces obligations visent à protéger la victime présumée et à éviter toute pression sur les témoins.
En revanche, aucune interdiction d’exercer sa fonction de magistrat ne lui a été notifiée à ce stade de la procédure. Sur le plan pénal, il bénéficie, comme tout mis en examen, de la présomption d’innocence.
Une situation embarrassante pour l’institution judiciaire
Le ministère de la Justice a indiqué que le vice-président mis en cause est toujours affecté au tribunal de Blois. Il se trouve actuellement en arrêt maladie.
Concernant d’éventuelles suites disciplinaires, la Chancellerie précise que le traitement de sa situation est « en cours » et « couvert par le secret » pour le moment. Cette affaire, qui met en cause un haut magistrat pour des faits présumés de violences numériques et sexuelles, place l’institution judiciaire face à un enjeu particulièrement sensible de crédibilité et d’exemplarité.
(Merci Patrick & Yann Bourguignon)
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Beaucoux d’hommes rĂ©agissent comme cela . peut ĂŞtre aussi des femmes ?
ça empeste la franc-maçonnerie blésoise ça
Si les faits sont avĂ©rĂ©s, on en a vu d’autres,la sanction sera exemplaire : mutation, avec une promotion. Ça ne plaisante pas dans ce milieu d’intouchables…