À partir du 1er janvier, les véhicules encore équipés d’un airbag Takata classé « stop drive » seront systématiquement placés en contre-visite lors du contrôle technique. Sans réparation par un garagiste de la marque, le contrôle ne sera pas validé et la voiture n’aura plus le droit de circuler, une mesure prise après des dizaines d’accidents et de morts en France.

Airbags Takata : vers une interdiction de rouler pour les véhicules non réparés
À compter du 1er janvier, selon les informations de La Provence, les centres de contrôle technique devront vérifier la présence d’airbags Takata classés « stop drive » sur tous les véhicules. En cas de défaut non réparé, le rapport sera assorti d’une contre-visite et la voiture ne pourra plus légalement circuler tant que l’airbag n’aura pas été remplacé par le réseau de la marque.
Un contrôle systématique dès le 1er janvier
À partir du 1er janvier, chaque véhicule présenté au contrôle technique fera l’objet d’une vérification spécifique concernant les airbags Takata. Les autorités ciblent les dispositifs classés « stop drive », la mention qui signifie qu’il est demandé de ne plus utiliser le véhicule en raison d’un danger jugé très élevé.
Selon le ministère chargé des Transports, l’objectif est de traiter « systématiquement » environ 1,3 million de véhicules toujours en circulation, potentiellement concernés par cette mesure. La vérification des airbags Takata est désormais intégrée aux points pouvant conduire à une contre-visite lors du contrôle technique.
Contre-visite obligatoire et interdiction de circuler
Lorsque le véhicule est équipé d’un airbag Takata classé « stop drive », il sera automatiquement placé en contre-visite. Le ministère rappelle que ce dispositif est considéré comme potentiellement mortel en cas de déclenchement, d’où la sévérité de la mesure.
Dans cette situation, le contrôle technique ne pourra être validé qu’après remplacement de l’airbag défectueux par un garagiste de la marque concernée. Tant que cette réparation n’aura pas été effectuée et constatée, le véhicule n’aura plus le droit de circuler sur la voie publique. Ce régime est aligné sur celui appliqué aux défauts les plus graves, comme l’absence de système de freinage ou de rétroviseurs.
Les autorités appellent les conducteurs à anticiper
Pour limiter au maximum les situations de blocage, le ministère invite les propriétaires de véhicules potentiellement concernés à prendre les devants. Il est recommandé de vérifier dès maintenant, via le site du ministère des Transports, si leur véhicule fait l’objet d’un rappel airbag Takata en « stop drive », sans attendre l’échéance du prochain contrôle technique.
Cette mesure additionnelle vise à renforcer la protection des conducteurs et des passagers. Les pouvoirs publics veulent s’assurer que les automobilistes sont correctement informés des risques encourus et des démarches à effectuer pour mettre leur véhicule en conformité.
Des dizaines de victimes en France
Le bilan lié aux airbags Takata défectueux est lourd sur le territoire français. À ce jour, 46 accidents sont attribués à des éclatements d’airbags issus de ces équipements. Parmi eux, 42 ont eu lieu dans les départements et collectivités d’outre-mer.
Ces incidents ont causé 20 décès, dont 18 en outre-mer, ainsi que 25 blessés, dont 24 dans ces territoires. Ces chiffres ont conduit les autorités à durcir encore le dispositif de prévention et de contrôle.
Un scandale mondial de longue durée
Le cas Takata est au cœur d’un des plus grands scandales de sécurité automobile au monde depuis plus de dix ans. L’entreprise japonaise, aujourd’hui en faillite, a fourni des millions d’airbags à de nombreux constructeurs. Le problème vient du gaz propulseur utilisé, du nitrate d’ammonium, qui se dégrade avec le temps.
Dans certaines conditions, notamment dans les zones chaudes et humides, ce vieillissement peut entraîner une explosion anormale de l’airbag lors de son déclenchement. Les fragments projetés peuvent alors provoquer des blessures graves, voire mortelles, chez les occupants du véhicule, d’où les campagnes massives de rappel et les mesures désormais renforcées au contrôle technique.
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