Mystérieuse intoxication au collège Jules-Verne du Soler, dans les Pyrénées-Orientales : plus de 400 enfants et des parents malades, plusieurs hospitalisations, l’eau potable écartée par l’ARS, et une enquête sanitaire en cours pour identifier l’origine de cette crise.

Pyrénées-Orientales : vagues de malaises au collège du Soler, l’eau écartée des pistes
Une commune sous tension après des dizaines d’hospitalisations
Depuis vendredi, la petite commune du Soler, près de Perpignan, est confrontée à une situation sanitaire inhabituelle. Une mystérieuse série de malaises touche en priorité les collégiens de l’établissement Jules-Verne, mais aussi certains parents d’élèves, suscitant inquiétude et interrogation chez les habitants, relate Le Parisien.
Selon la maire, Armelle Revel-Fourcade, environ 400 enfants auraient été concernés à ce stade. Plusieurs dizaines ont dû être pris en charge par les services médicaux, parfois jusqu’à l’hospitalisation pour réhydratation.
Des centaines d’enfants touchés en quelques heures
L’alerte est donnée vendredi après-midi, lorsque le principal du collège Jules-Verne signale à la mairie une situation inhabituelle. Près de 90 élèves doivent être évacués « pour raison de santé », en raison de symptômes digestifs et de malaises soudains.
Au fil des heures, le bilan s’alourdit. Le lendemain, la commune fait état d’au moins 239 enfants touchés, ainsi que 8 adultes. Parmi eux, 55 personnes sont orientées vers les urgences de l’hôpital, 10 vers une clinique et 13 patients sont hospitalisés pour être réhydratés.
Une origine encore inconnue, la piste virale envisagée
Invitée sur BFMTV lundi matin, la maire du Soler, Armelle Revel-Fourcade, décrit une situation d’ampleur inédite pour cette commune d’environ 7 000 habitants. Elle évoque « 400 enfants malades » et explique que des parents présentent eux aussi des symptômes similaires.
L’édile s’interroge publiquement sur la nature de cette crise : infection virale, épidémie fulgurante de gastro-entérite ou autre cause encore non identifiée. À ce stade, aucune hypothèse n’est privilégiée officiellement, mais la thèse d’un agent infectieux circule parmi les pistes envisagées.
La piste de l’eau officiellement écartée par l’ARS
Rapidement, des investigations sanitaires sont engagées. Des prélèvements sont effectués sur les repas servis au collège les jeudi et vendredi précédents, ainsi que sur l’eau distribuée dans l’établissement et à proximité.
Dans un communiqué, l’Agence régionale de santé (ARS) Occitanie indique que les analyses de l’eau ne montrent « aucune non-conformité » des échantillons. Les contrôles ont été menés à plusieurs points, à l’intérieur du collège et aux alentours. Pour l’ARS, « la piste de l’eau peut donc être écartée ». Les recherches se poursuivent néanmoins pour identifier l’origine précise de cette situation sanitaire.
De nouvelles analyses et des investigations renforcées
Face à l’ampleur de l’événement, d’autres examens sont programmés. La Direction départementale de la protection des populations (DDPP) doit se rendre sur place afin de mener de nouvelles investigations et de procéder à des analyses complémentaires, notamment sur les denrées alimentaires.
La maire annonce également la réalisation de prélèvements supplémentaires sur les fontaines à eau du collège. Les résultats de ces nouveaux examens sont attendus dans les prochains jours. Armelle Revel-Fourcade estime que des éléments plus précis pourraient être connus « dès mercredi », sous réserve des délais d’analyse.
Nettoyage approfondi, eau en bouteille et cellule de crise
En parallèle de l’enquête sanitaire, des mesures de précaution sont mises en place au sein du collège Jules-Verne. Une cellule de gestion de crise est activée pour coordonner les informations, accompagner les familles et suivre l’évolution de la situation.
Le département des Pyrénées-Orientales a ordonné un nettoyage approfondi des locaux durant le week-end. Des bouteilles d’eau ont été livrées dans l’établissement, et les distributeurs de solution hydroalcoolique ont été remplacés aux points stratégiques, afin de limiter tout risque de contamination supplémentaire.
À l’heure actuelle, les autorités sanitaires et la collectivité restent mobilisées pour comprendre l’origine de cette mystérieuse vague de malaises et rassurer les familles.
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