Arnaque au « spoofing » à Nîmes : des escrocs usurpent le numéro du commissariat pour réclamer une fausse facture de 500 euros par téléphone et par mail. La police nationale rappelle qu’elle ne demande jamais de paiement ni de coordonnées bancaires et appelle les habitants à la plus grande vigilance.

Nîmes : des escrocs usurpent le numéro du commissariat pour tenter de soutirer 500 euros
Depuis ce jeudi 11 décembre, des malfaiteurs se font passer pour des policiers en utilisant la technique du « spoofing » pour appeler leurs victimes avec le numéro officiel de l’hôtel de police de Nîmes. Ils réclament le règlement d’une prétendue facture de 500 euros, relate Le Midi libre. Aucune victime n’a, à ce stade, versé d’argent, mais les autorités appellent à la prudence.
Une arnaque au « spoofing » repérée à Nîmes
Jeudi 11 décembre, la direction interdépartementale de la police nationale du Gard a signalé une nouvelle forme d’escroquerie visant les habitants de Nîmes. Des appelants se présentant comme des policiers contactent des particuliers en utilisant le numéro de téléphone du commissariat.
Cette usurpation de ligne repose sur le « spoofing », une technique qui permet de faire apparaître un autre numéro sur l’écran de la personne appelée. Les victimes ont ainsi l’illusion de recevoir un appel légitime provenant de l’hôtel de police.
Une fausse facture de 500 euros comme prétexte
Le scénario décrit par les services de police est bien rodé. Les escrocs expliquent à leurs interlocuteurs qu’ils auraient une facture impayée à régler, pour un montant de 500 euros. Ils insistent sur la nécessité de procéder rapidement au paiement.
Pour crédibiliser leur démarche, les malfaiteurs complètent leur appel par l’envoi d’un courrier électronique. Ce mail mentionne un numéro de téléphone de rappel commençant par 04 12, censé conforter le caractère officiel de la démarche, alors qu’il s’agit en réalité d’un numéro utilisé par les escrocs.
La police nationale ne réclame jamais d’argent
Face à ces tentatives, la police nationale tient à rappeler une règle simple. Les services de l’État ne demandent jamais de règlement d’argent ni de communication de coordonnées bancaires par téléphone ou par mail dans de telles circonstances.
La DIPN 30 insiste sur ce point et invite toute personne sollicitée de cette manière à ne pas donner suite, à ne pas rappeler le numéro indiqué et à ne fournir aucune information personnelle ou bancaire. En cas de doute, il est conseillé de composer directement le numéro du commissariat ou de se rendre sur place.
De nombreuses tentatives mais aucune victime recensée
Selon les informations communiquées par les services de police, plusieurs personnes ont été contactées au cours de la journée de jeudi. À ce stade, aucune d’elles n’a effectué le paiement demandé, ce qui laisse penser que l’alerte a été entendue à temps.
Les autorités saluent la vigilance des habitants qui ont refusé de se laisser piéger. Elles encouragent toutefois chacun à rester prudent, l’arnaque pouvant se poursuivre dans les prochains jours sous des formes similaires.
Le numéro du commissariat n’a pas été piraté
La DIPN 30 précise enfin qu’il ne s’agit pas d’un piratage du système téléphonique du commissariat de Nîmes. La ligne de l’hôtel de police fonctionne normalement et reste joignable pour toute urgence ou tout signalement.
Le « spoofing » permet uniquement de faire apparaître un numéro d’appel différent de celui réellement utilisé par les escrocs. Les habitants peuvent donc continuer à contacter la police comme d’habitude, tout en se méfiant des demandes d’argent qui pourraient leur être adressées.
(Merci Yann Bourguignon)
En savoir plus sur Police & Réalités
Subscribe to get the latest posts sent to your email.





