Une adolescente de 16 ans a été condamnée à 6 ans de prison par le tribunal pour enfants de Pontoise pour avoir tué un homme de 27 ans qui venait de la violer. Son parcours marqué par les violences, la rue et les addictions a conduit à ce drame en septembre 2024 à Cergy.

Une adolescente de 16 ans condamnée à six ans de prison pour avoir tué son violeur
Après un parcours marqué par les violences et l’errance, une mineure comparaissait devant le tribunal pour enfants de Pontoise pour le meurtre d’un homme qui venait de la violer
Le tribunal pour enfants de Pontoise a prononcé vendredi une condamnation de six ans de prison à l’encontre de Laura (prénom modifié), aujourd’hui âgée de 16 ans. Cette décision fait suite à un drame survenu en septembre 2024, lorsque l’adolescente, alors âgée de 15 ans, a mortellement poignardé un homme de 27 ans dans un squat du quartier des Linandes à Cergy. Les circonstances de ce geste fatal révèlent un parcours profondément traumatique.
Selon les informations du Parisien, le parquet avait requis une peine de dix ans d’emprisonnement. La sanction prononcée s’accompagne d’un suivi sociojudiciaire de six ans, assorti d’une menace de cinq années supplémentaires en cas de manquement. Selon Me Frédéric Zajac, défenseur de l’adolescente, cette décision permet d’envisager une libération conditionnelle d’ici un an et demi à deux ans, compte tenu de l’année déjà effectuée en détention provisoire.
Un parcours chaotique marqué par les violences
L’instruction a mis en lumière un enchaînement de drames dans la vie de cette jeune fille. Victime de violences au sein de sa propre famille, elle aurait tenté de mettre fin à ses jours dès l’âge de 8 ans. C’est dans ce contexte dévastateur qu’elle a commencé à consommer diverses substances psychoactives, du cannabis à la cocaïne, avant de sombrer dans une dépendance sévère.
Son parcours s’est ensuite assombri davantage lorsqu’elle a été victime d’un viol collectif. Malgré le dépôt d’une plainte, aucune suite judiciaire n’a été donnée à cette affaire selon son avocat. Cette absence de réponse institutionnelle marque un tournant supplémentaire dans sa descente aux enfers.
De la fugue à la prostitution de survie
Fuyant le domicile familial situé dans le Val-de-Marne, l’adolescente a plongé dans une errance urbaine. Ses parents, après des recherches infructueuses, ont sollicité l’intervention des services sociaux qui l’ont finalement localisée plusieurs semaines plus tard. Une mesure de placement en foyer a été décidée par un magistrat, mais la jeune fille n’y est restée que quelques jours.
Dépendante au crack, elle a choisi de retourner vivre dans la rue. Pour financer sa consommation, elle s’est parfois livrée à la prostitution. Durant cette période, elle aurait subi de nouvelles agressions sexuelles, ajoutant de nouveaux traumatismes à un passé déjà lourd.
La rencontre avec un groupe de marginaux
En septembre 2024, l’adolescente a rejoint un cercle de personnes en situation de grande précarité dans le secteur de Cergy-Préfecture. Au sein de ce groupe, un individu adopte une posture qu’elle perçoit comme protectrice, avant de disparaître subitement. Partie à sa recherche, elle le retrouve et partage temporairement un squat avec lui, jusqu’à ce qu’un autre occupant exige son départ en raison de son jeune âge.
C’est alors qu’un homme de 38 ans, se présentant comme le cousin de son protecteur, lui propose de l’héberger. Il prétend pouvoir l’aider à trouver un logement, mais conditionne son coup de téléphone à l’obtention d’une relation sexuelle. Sous la contrainte, l’adolescente accepte.
L’engrenage fatal dans un appartement de Cergy
Le logement en question se situe dans le quartier des Linandes à Cergy. Il s’agit d’un appartement où plusieurs personnes en difficulté se partagent des chambres dans des conditions précaires. L’adolescente se retrouve dans une pièce occupée par quatre consommateurs de drogues, dont l’un manifeste explicitement son intention d’avoir des rapports avec elle, ce qu’elle refuse catégoriquement.
Durant la nuit, profitant de son sommeil, cet homme commet des attouchements et une pénétration digitale. Réveillée en plein viol, l’adolescente crie et rappelle son refus. La suite des événements bascule dans la violence : elle attend que son agresseur s’endorme, se rend dans la cuisine, saisit un couteau et le plante dans son cœur. Deux autres coups sont portés.
Une défense axée sur l’altération du discernement
Me Frédéric Zajac a plaidé que les circonstances se rapprochaient de la légitime défense. Il a insisté sur le parcours traumatique de sa cliente et sur les conclusions des trois expertises psychiatriques réalisées. L’une d’elles a reconnu une abolition complète du discernement, tandis que les deux autres ont conclu à une altération significative.
Les trois experts s’accordent néanmoins sur l’existence d’un trouble de stress post-traumatique complexe. L’un d’eux a comparé le vécu psychologique de l’adolescente à celui d’une personne exposée à une zone de conflit armé. Le tribunal a finalement retenu l’altération du discernement et appliqué l’excuse de minorité, qui divise par deux la peine normalement encourue par un adulte.
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Je suis désolée mais pour moi cette jeune fille devrait être décorée
Les Vers sont dans le Fruit
Nous avons le devoir de rétablir la peine de mort à effet immédiat https://x.com/TeamFSociety1/status/1999792815166083412?s=20
Ce sont les parents qui auraient dû être mis en cabane et pr longtemps.
Cette gosse a voulu s enlever la vie a 8 ans, a cause de leurs maltraitances
8 ans !!!
Il en faut pr perdre le dégoût de vivre, du désespoir, tristesse,absence de protection/ d’ affection, pr en arriver là !!!!
Je sais de quoi je parle…
Et ca s’ imprime a vie, a vie !
Se droguer est une révélation, une « motivation » a repousser la mort justement.
C est découvrir le plaisir de vivre, la manière de pouvoir y rester en vie 😭
Y a t il moyen de pouvoir écrire à « Laura » svp ?
Que ses « parents » et ts ceux qui ont profité de ses horribles traumas et dépendances, aillent en enfer 🔥🔥🔥🔥☠️☠️☠️☠️
dans ce qu’écrit cette personne ,je ne retiens que la phrase qui dit (ce sont ses parents ‘qui auraient du etre mis en CABANE )Si un enfant de 8 ans veut se donner la mort,en vivant dans sa FAMILLE cela veut dire qu,elle a du horriblement souffrir .Et les services sociaux ,où etaient ils?