Un informaticien de 48 ans a été condamné à 30 ans de réclusion pour avoir violé et torturé sa fille pendant neuf ans à Cormeilles-en-Parisis. Il vendait les vidéos des sévices sur le dark web avant d’être identifié grâce à la police australienne.

Val-d’Oise : un père condamné à 30 ans de réclusion pour des années de sévices sur sa fille
La cour d’assises du Val-d’Oise a prononcé vendredi une lourde condamnation contre un informaticien de 48 ans pour des viols et actes de torture commis sur sa propre fille pendant près d’une décennie. L’homme diffusait les images de ces atrocités sur le dark web, relate Le Parisien.
Une affaire révélée par la coopération internationale
C’est un signalement venu d’Australie qui a permis de mettre fin à ce cauchemar. Début 2021, des policiers australiens alertent leurs homologues français après avoir découvert une vidéo d’une violence insoutenable en provenance de France. Les enquêteurs hexagonaux vont alors entamer un travail minutieux pour remonter jusqu’à l’auteur des faits.
L’informaticien avait déployé d’importants dispositifs techniques pour masquer son identité sur la toile. Il aura fallu huit mois d’investigation intense pour identifier la victime et rassembler les preuves nécessaires. Les forces de l’ordre parviennent finalement à localiser son domicile à Cormeilles-en-Parisis, dans le Val-d’Oise. L’interpellation intervient en juillet 2022.
Neuf années de calvaire pour une enfant
Les faits remontent à février 2013, lorsque la fillette n’avait que deux ans et demi. Ses parents venaient de divorcer et elle commençait à alterner entre les deux domiciles parentaux. C’est dans ce contexte que débutent les agressions répétées de son père. Pendant près de neuf ans, jusqu’en décembre 2021, l’enfant va subir des viols accompagnés d’actes de torture et de barbarie.
Le quadragénaire filmait systématiquement ces violences commises au sein de son appartement. Il proposait ensuite ces vidéos à la vente sur des plateformes du dark web. Victime dès son plus jeune âge, la jeune fille, aujourd’hui âgée de 14 ans, a gardé le silence pendant toutes ces années. L’affaire n’a été découverte que grâce au travail de la police australienne.
Une condamnation exemplaire assortie de mesures strictes
Vendredi 12 décembre 2025, la cour d’assises du Val-d’Oise a reconnu Christophe B. coupable de l’ensemble des faits qui lui étaient reprochés. Les jurés ont prononcé une peine de 30 ans de réclusion criminelle avec une période de sûreté de 20 ans. Le parquet avait pourtant requis la perpétuité avec 22 ans de sûreté.
Cette condamnation s’accompagne d’un arsenal de mesures complémentaires. Le condamné devra suivre un suivi sociojudiciaire pendant sept ans après sa libération, avec obligation de soins. Il lui est également interdit d’exercer toute activité professionnelle ou bénévole impliquant un contact avec des mineurs. Il devra en outre indemniser les victimes. En cas de non-respect de ces obligations, sept années d’emprisonnement supplémentaires pourront lui être infligées.
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Quelle horreur !! Comment un père peut s’en prendre Ă sa propre fille, commettre ce genre d’atrocitĂ©s ??
Cet individu est complètement dégénèré. Il mérite la prison à perpétuité, sans remise de peine.
Bravo et merci Ă la police australienne et Ă nos FDO