Le second détenu évadé de la prison de Dijon fin novembre a été interpellé à Marseille après trois semaines de cavale. Poursuivi pour tentative d’assassinat, il avait scié les barreaux de sa cellule avant de prendre la fuite.

Marseille : arrestation du fugitif évadé de la prison de Dijon trois semaines plus tôt
Après 21 jours de traque intensive, les forces de l’ordre ont mis fin à la cavale du jeune détenu qui s’était échappé d’un établissement bourguignon en sciant les barreaux de sa cellule. Recherché par Interpol, il vient d’être appréhendé dans la cité phocéenne, relate BFMTV.
Une interpellation dans la matinée marseillaise
Les policiers ont procédé jeudi 18 décembre au matin à l’arrestation d’un individu de 19 ans activement recherché depuis la fin novembre. Ce détenu s’était volatilisé de l’établissement pénitentiaire dijonnais dans des circonstances rocambolesques il y a trois semaines.
Faisant l’objet d’un mandat d’arrêt, le fugitif devrait comparaître devant un magistrat marseillais avant d’être transféré vers Dijon. Depuis le 16 décembre, une notice rouge d’Interpol avait été émise pour aider à sa localisation.
Une évasion orchestrée à deux
L’opération d’évasion s’était déroulée au petit matin du 27 novembre dernier. Deux prisonniers avaient réussi à s’extraire de la vieille maison d’arrêt en sectionnant les barreaux métalliques de leur cellule commune. Pour accomplir leur forfait, ils auraient utilisé une lame de scie à métaux, probablement acheminée par drone selon les premières investigations.
Le mode opératoire révèle une préparation minutieuse : après avoir découpé les barreaux, les deux hommes ont confectionné une corde de fortune avec des draps pour descendre du bâtiment.
Deux profils distincts d’évadés
Le premier fugitif, un homme de 32 ans incarcéré pour des faits de violences conjugales, n’était pas allé bien loin. Les enquêteurs l’avaient repéré moins de 24 heures après son évasion, attablé dans un bistrot d’un petit village de Saône-et-Loire. Son arrestation rapide contrastait avec celle de son codétenu.
Le second évadé présentait un profil judiciaire nettement plus préoccupant. Placé en détention provisoire pour une affaire de tentative d’assassinat et d’association de malfaiteurs, il était classé comme “potentiellement dangereux” par l’institution judiciaire. Cette qualification explique l’intensité des recherches menées pendant trois semaines.
Un complice déjà sous les verrous
L’enquête avait déjà permis d’identifier un troisième protagoniste dans cette affaire. Le 30 novembre, soit trois jours après l’évasion, un jeune homme de 19 ans avait été appréhendé à Besançon lors d’une opération policière ciblée.
Suspecté d’avoir aidé activement les deux détenus à s’échapper, il avait été formellement mis en examen pour complicité d’évasions en bande organisée ainsi que pour association de malfaiteurs. Depuis, il purge une peine de détention provisoire.
Une prison vétuste pointée du doigt
Cet incident soulève une nouvelle fois la question de la sécurité de l’établissement pénitentiaire dijonnais. Qualifiée de vétuste par de nombreux observateurs, cette structure pose régulièrement des problèmes de surveillance et de maintien de l’ordre. La facilité avec laquelle les barreaux ont pu être sciés interroge sur l’état général des infrastructures carcérales.
(Merci Yann Bourguignon)
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Qui a procurĂ© des lames de scie aux 2 fugitifs, qui ont Ă©tĂ© heureusement retrouvĂ©s par la Police…?
Leurs Avocats, un Agent PĂ©nitencier…?
Vous n’avez pas bien lu l’article…