Une patiente vulnérable d’un dispositif psychiatrique à Albi accuse quatre hommes de viols lors de soirées sous cocaïne. Parmi eux, Samir T., 47 ans, déjà interné après un meurtre d’une barbarie extrême en 2011 à Toulouse, est le seul placé en détention provisoire. Une information judiciaire est ouverte.

Interné après un meurtre d’une barbarie extrême, il est mis en examen à Albi pour viol sur personne vulnérable
Un suspect déjà connu pour un crime atroce à Toulouse
Quatre hommes ont été mis en examen à Albi pour viols sur personne vulnérable, à la suite de la plainte d’une femme suivie en psychiatrie. L’un d’eux, Samir T., 47 ans, avait déjà été interné après un meurtre d’une violence inouïe commis en 2011 à Toulouse, pour lequel il n’a jamais été jugé en cour d’assises, relate La Dépêche.
Une plainte d’une patiente vulnérable à Albi
Les interpellations ont eu lieu à l’aube, le 9 décembre, dans le cadre d’une opération coordonnée par les enquêteurs du commissariat d’Albi. À l’issue de leurs gardes à vue, les quatre suspects ont été déférés devant une juge d’instruction du tribunal judiciaire d’Albi, qui les a mis en examen pour viols sur personne vulnérable.
Selon les premiers éléments de l’enquête, la plaignante est une femme en grande fragilité psychologique, hébergée dans un dispositif de logement thérapeutique. Elle accuse ces hommes de plusieurs viols et agressions sexuelles qui se seraient déroulés en octobre dernier à son domicile, lors de soirées mêlant relations sexuelles et consommation massive de cocaïne.
Quatre suspects aux profils marqués par la précarité
Les quatre mis en examen, assistés par Mes Alary, Gosset, Soulans et Delbosc, présentent tous des parcours de vie difficiles. Les enquêteurs décrivent des profils marqués par la toxicomanie, l’errance et l’absence de domicile stable.
Parmi eux, le profil de Samir T. retient particulièrement l’attention des autorités judiciaires en raison de son passé criminel. Cet homme de 47 ans avait déjà fait parler de lui il y a plusieurs années à Toulouse, dans une affaire de meurtre d’une extrême brutalité.
Retour sur un meurtre d’une violence inédite à Toulouse
Le 1er janvier 2011, alors qu’il résidait dans le quartier de Bagatelle à Toulouse, Samir T. s’était rendu chez une voisine de 70 ans, prénommée Fatima. Il l’avait alors frappée de 468 coups de couteau. Le supplice de la septuagénaire aurait duré plusieurs heures, sans qu’aucun habitant de l’immeuble n’intervienne.
Rapidement identifié puis interpellé, Samir T. avait reconnu les faits. Il devait initialement répondre devant une cour d’assises d’homicide volontaire et d’extorsion de fonds accompagnée d’actes de barbarie et de torture. Mais la procédure pénale n’a jamais abouti à un procès.
Déclaré pénalement irresponsable et interné
La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Toulouse avait en effet déclaré Samir T. pénalement irresponsable, estimant qu’il souffrait, au moment des faits, d’un trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli son discernement et le contrôle de ses actes. En application du droit pénal, cette décision a écarté toute condamnation criminelle.
À la place, une mesure d’hospitalisation d’office avait été prononcée. Samir T. avait alors été interné dans un établissement psychiatrique à Avignon. Pendant des années, son nom n’était plus apparu dans l’actualité judiciaire.
Une nouvelle mise en examen à Albi
Plus d’une décennie après le meurtre de Toulouse, le nom de Samir T. ressurgit dans le cadre de cette nouvelle information judiciaire ouverte à Albi. Mis en examen pour viol sur personne vulnérable, il a été présenté au juge des libertés et de la détention (JLD) du tribunal judiciaire.
Au regard de son profil et des faits dénoncés, le JLD a ordonné son placement en détention provisoire. Cette mesure vise notamment à prévenir tout risque de pression sur la plaignante, de concertation entre mis en examen et de réitération d’infractions.
Les trois autres mis en examen sous contrôle judiciaire
Les trois autres suspects, également mis en examen pour viols sur personne vulnérable, n’ont pas été incarcérés. À l’issue de leur présentation au JLD, ils ont été remis en liberté, mais placés sous contrôle judiciaire strict.
Ce contrôle peut inclure différentes obligations, telles que l’interdiction de contacter la plaignante, l’obligation de résider à une adresse déterminée, de se soumettre à des soins, ou encore de répondre régulièrement aux convocations des services d’enquête et de la justice.
Une enquête en cours, la présomption d’innocence rappelée
L’information judiciaire ouverte à Albi doit désormais permettre de confirmer ou d’infirmer les accusations portées par la plaignante, en recoupant les témoignages, les expertises médicales et les éléments matériels éventuellement saisis. Des investigations complémentaires sont attendues sur le contexte des soirées décrites, la consommation de stupéfiants et la capacité de la victime à consentir aux actes sexuels.
À ce stade de la procédure, les quatre hommes mis en examen bénéficient de la présomption d’innocence. Ils ne peuvent être considérés comme coupables tant qu’aucune décision de condamnation définitive n’a été prononcée par une juridiction.
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C’est terrifiant d’apprendre qu’un individu ayant massacré une personne âgée de 468 coups de couteau, soit libre.
Ce type n’aurait jamais dû pouvoir approcher sa dernière victime, c’est totalement incompréhensible.
Il y a décidément plus qui fonctionne dans ce pays !☹️☹️😡👎
Je suis tout à fait d’accord avec vous. C’est ce que je voulais écrire.
C’est vraiment affolant, impensable que cet individu soit dehors !!
C’est grave !! Plus rien ne va dans notre pays !!