Une femme interpellée au volant d’un taxi volé sur l’A104 en Seine-et-Marne. Les CRS découvrent cocaïne, cannabis, MDMA… et plaques falsifiées. Elle vendait via Snapchat.

Seine-et-Marne : cocaïne, cannabis et plaques falsifiées découvertes dans un taxi volé conduit par une femme
Une jeune trafiquante interpellée en Seine-et-Marne avec 44 grammes de cocaïne, du cannabis et des plaques d’immatriculation usurpées
Un simple contrôle routier sur l’autoroute A104 s’est transformé en véritable coup de filet pour la CRS autoroutière, relate La Marne. Le 14 décembre 2025, les forces de l’ordre ont mis la main sur un véhicule volé transportant plusieurs types de drogues. La conductrice, déjà connue des services de police, écoulait sa marchandise via les réseaux sociaux.
Un contrôle qui éveille immédiatement les soupçons
Les motards de la CRS autoroutière Est Île-de-France patrouillaient en fin d’après-midi du dimanche 14 décembre sur l’A104, à la hauteur de Saint-Thibault-des-Vignes. Leur attention s’est portée sur un Toyota RAV4 arborant une licence de taxi.
Lors de la vérification des documents, une première anomalie apparaît : l’attestation d’assurance ne correspond pas à la plaque d’immatriculation du véhicule. Ce décalage pousse les policiers à approfondir leurs investigations.
Des plaques usurpées à un chauffeur cannois
La consultation des fichiers informatiques révèle une situation encore plus complexe. Les plaques minéralogiques fixées sur le SUV appartiennent en réalité à un chauffeur de taxi exerçant à Cannes, dans les Alpes-Maritimes.
Ce professionnel avait déposé plainte en avril 2025 après avoir reçu de nombreuses contraventions pour des infractions qu’il n’avait jamais commises. Quelqu’un utilisait frauduleusement son immatriculation pour circuler en toute impunité.
Un véhicule recherché depuis février
L’enquête prend une nouvelle tournure lorsque les policiers identifient formellement le Toyota RAV4. Ce taxi avait été dérobé en février 2025 à Gennevilliers, dans les Hauts-de-Seine, alors qu’il stationnait sur la voie publique.
Pendant dix mois, le véhicule volé a circulé librement, équipé de fausses plaques pour échapper aux contrôles. La conductrice pensait sans doute pouvoir passer inaperçue sur l’autoroute.
Des stupéfiants dans l’habitacle
La fouille minutieuse du véhicule réserve d’autres surprises aux enquêteurs. Dans l’habitacle, ils découvrent un petit stock de produits stupéfiants destinés à la revente.
Les forces de l’ordre saisissent 27 doses de cocaïne représentant 44 grammes, plusieurs sachets d’herbe de cannabis totalisant 19 grammes, ainsi que 20 grammes de drogues de synthèse incluant de la MDMA, de la 3-MMC et de la kétamine. Une somme de 430 euros en liquide complète le tableau.
La jeune femme est immédiatement placée en garde à vue. Un de ses amis, arrivé sur place pendant le contrôle, subit le même sort.
Un trafic orchestré via Snapchat
Le substitut du procureur du tribunal judiciaire de Meaux confie l’enquête à la brigade des stupéfiants de Lagny-sur-Marne. Les policiers spécialisés prennent en charge l’interrogatoire de la suspecte.
Originaire de Seine-et-Marne et déjà fichée par les services de police, la mise en cause reconnaît rapidement les faits. Elle explique vendre les stupéfiants dans le cadre d’un réseau organisé utilisant l’application Snapchat pour contacter les clients.
Elle reste cependant évasive sur l’organisation précise de ce trafic et refuse de donner des informations sur le vol du taxi. Son mutisme pourrait s’expliquer par la crainte de représailles.
Une présentation devant la justice
Après deux prolongations de garde à vue, l’ami de la conductrice recouvre la liberté sans poursuites. Les enquêteurs n’ont pas réuni suffisamment d’éléments pour le mettre en cause dans le trafic.
La jeune femme comparaît le 16 décembre devant le tribunal judiciaire de Meaux. Elle doit répondre de multiples infractions : transport et détention de stupéfiants, offre et cession de produits illicites, conduite sans permis, recel de véhicule volé et circulation sans assurance.
Ce dossier illustre la vigilance des forces de l’ordre autoroutières et la professionnalisation des réseaux de trafic de drogue qui utilisent désormais les réseaux sociaux comme vitrine commerciale.
(Merci Yann Bourguignon)
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Félicitations à nos FDO pour cette saisie, cette arrestation
MĂŞme les femmes se mettent Ă vendre des stupĂ©fiants, voiture volĂ©e…. C’est vraiment affolant