Un homme de 39 ans a été tué d’une balle de 357 Magnum à Autechaux-Roide dans le Doubs. Son hôte de 44 ans, dans un état d’ébriété avancé, a été placé en garde à vue. Les circonstances de ce drame restent floues.

Drame à Autechaux-Roide : un homme tué par balle lors d’un week-end entre amis
Un habitant de Saône-et-Loire de 39 ans a perdu la vie dans la nuit de samedi à dimanche à Autechaux-Roide, dans le Doubs, relate L’Est Républicain. Son ami, âgé de 44 ans, est mis en cause dans ce qui apparaît comme un homicide aux circonstances particulièrement troubles. L’enquête tente de déterminer s’il s’agit d’un acte volontaire, d’un accident ou d’un jeu qui a mal tourné.
Une nuit qui bascule dans l’horreur
Vers 3 heures du matin ce dimanche, une femme résidant à Autechaux-Roide contacte les services de secours en urgence. Son fils, habitant l’appartement voisin séparé uniquement par une grange, vient de faire irruption chez elle dans un état de panique : “Davy est mort”, lâche-t-il, visiblement sous le choc.
La mère se précipite immédiatement dans le logement adjacent. Sur place, le spectacle est effroyable : un homme gît au sol, baignant dans une mare de sang. Une balle a traversé son crâne de part en part, pénétrant par une tempe pour ressortir derrière l’oreille opposée.
La découverte d’une arme de fort calibre
À leur arrivée rue d’Hérimoncourt, les secours ne peuvent que constater le décès de la victime. Les gendarmes qui interviennent sur les lieux découvrent rapidement une arme de poing à barillet de type 357 Magnum, vraisemblablement l’arme responsable de la mort de l’homme.
La victime, originaire d’Audincourt et domiciliée en Saône-et-Loire, était venue passer le week-end chez son ami de longue date. Selon le procureur de la République de Montbéliard, Paul-Édouard Lallois, les enquêteurs sont confrontés à “un drame aux circonstances bien nébuleuses”.
Un week-end festif qui tourne au cauchemar
Les investigations ont permis de reconstituer partiellement le déroulement des événements. Vendredi soir, les deux amis étaient sortis faire la fête en compagnie d’une femme. Le lendemain matin, l’homme de 44 ans s’était rendu à son travail avant de retrouver son invité vers 18 heures.
La soirée de samedi semble avoir été marquée par une consommation massive d’alcool. L’autopsie, programmée à l’institut médico-légal de Besançon, devra déterminer si d’autres substances ont été consommées par la victime. Quant au mis en cause, son état d’ébriété avancé ne fait aucun doute, même s’il a initialement refusé le dépistage d’alcoolémie.
Des propos confus et une enquĂŞte complexe
Face aux enquêteurs, le quadragénaire a tenu des propos révélateurs de son trouble : “Qu’est-ce que j’ai fait ? Je ne suis pas un meurtrier mais j’ai tué mon copain.” Ces mots, prononcés alors qu’il n’était que partiellement lucide, témoignent de la sidération qui l’a saisi après le drame.
Dimanche à midi, l’homme n’avait toujours pas recouvré l’intégralité de ses facultés. Son comportement immédiat après les faits interpelle les enquêteurs : il a alerté sa mère sans délai, est resté sur place et n’a pas tenté de dissimuler l’arme.
Homicide volontaire ou accident tragique ?
La brigade de recherches, en appui de la gendarmerie de Pont-de-Roide, doit désormais démêler les nombreuses zones d’ombre de cette affaire. Plusieurs hypothèses sont explorées : acte volontaire, jeu dangereux ayant mal tourné ou accident pur et simple.
Le comportement du mis en cause après le drame plaide davantage pour un homicide involontaire. La garde à vue de quarante-huit heures, durant laquelle l’homme sera interrogé une fois pleinement sobre, devrait permettre d’éclaircir les circonstances exactes de ce drame qui a coûté la vie à un homme de 39 ans venu simplement passer un week-end chez un ami.
En savoir plus sur Police & Réalités
Subscribe to get the latest posts sent to your email.





