Le maire de Venette condamné à 1 500 € pour avoir tenté d’arrêter un rodéo urbain. Le motard, absent au jugement, a été relaxé. Un verdict qui suscite l’incompréhension.

Oise : le maire de Venette condamné pour avoir stoppé un rodéo urbain — Le motard relaxé
Le 12 décembre dernier, le tribunal de Compiègne a rendu un verdict qui interpelle : c’est le maire qui est sanctionné, pas le conducteur de la moto en infraction, relate Jean-Marc Morandini. Romuald Seels, élu local de Venette, devra verser 1 500 euros au total pour avoir voulu mettre fin à un rodéo sur le terrain communal de BMX.
Une confrontation qui tourne mal
À Venette, commune de l’Oise forte de 2 700 habitants, le maire Romuald Seels circule en voiture lorsqu’il aperçoit un jeune conducteur de moto évoluant sur le terrain communal réservé au BMX. Le véhicule circulait sans assurance, sans immatriculation valide et le pilote sans casque de protection — autant d’infractions au Code de la route. Le conducteur, issu de la communauté des gens du voyage, portait une cagoule.
Décidé à intervenir face à cette situation manifestement contraire à la réglementation, l’élu décide de s’adresser directement au jeune homme. L’échange tourne à l’altercation : le motard saisit le maire par le col.
Le pistolet d’alarme au cœur de la controverse
Durant l’incident, Romuald Seels a eu recours à un pistolet d’alarme. L’élu dément avoir brandi l’arme en direction du conducteur, affirmant qu’il s’agissait d’une mesure dissuasive sans intention agressive. Le tribunal, cependant, en jugera différemment.
Une décision qui surprend
La cour du tribunal de Compiègne ne retient pas les poursuites contre le motard, qui était d’ailleurs absent lors de l’audience. Elle condamne en revanche le maire pour « violences réciproques ». La sentence s’élève à 1 000 euros d’amende et 500 euros de dommages et intérêts, soit un total de 1 500 euros.
Un soutien public rapidement mobilisé
Immédiatement après le jugement, une cagnotte de soutien en faveur du maire a été créée sur les réseaux sociaux. La mobilisation, bien qu’éphémère — la cagnotte a été fermée peu de temps après son ouverture — traduit le malaise ressenti par une partie de la population face à cette condamnation.
Les implications pour les élus locaux
Ce verdict soulève des questions majeures sur la capacité des maires à intervenir face aux troubles à l’ordre public sur leur territoire. De nombreux élus locaux craignent désormais que cette décision ne les décourage à prendre des mesures similaires, même face à des infractions évidentes. La jurisprudence de Compiègne pourrait ainsi affecter la politique de sécurité publique dans les communes de la région.
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Et pourtant le maire intervenait en qualitĂ© d’officier de police judiciaire
De plus en plus inutile la justice . C’est honteux et on la paye grassement avec nos impĂ´ts donc, nous sommes complices
Excusez « paie »
Et il était censé faire quoi, le Maire ??!!
C’est honteux, inadmissible.
Le Maire est censĂ© avoir le droit d’intervenir lors de rodĂ©os ou autre sur sa commune…
Et le délinquant qui est en faute sur beaucoup de points est relaxé..
Cherchez l’erreur, la justice donne droit aux dĂ©linquants…