Deux hommes condamnés à Montpellier pour le cambriolage d’une dame de 94 ans. L’un d’eux a tenté de s’évader du commissariat en blessant une policière. Détails sur ce fait divers hors du commun survenu dans l’Hérault.

Montpellier : tentative d’évasion après un cambriolage chez une nonagénaire
Un procès-fleuve de sept heures pour juger deux cambrioleurs dont l’un a tenté de fuir le commissariat
Le tribunal correctionnel de Montpellier a condamné vendredi deux ressortissants algériens pour avoir dévalisé le domicile d’une retraitée de 94 ans. L’affaire a pris une tournure inhabituelle lorsque l’un des prévenus a tenté de s’échapper du commissariat central, provoquant un incident au cours duquel une fonctionnaire de police a été blessée, relate Le Midi libre. L’audience, débutée en début d’après-midi, s’est achevée tard dans la soirée après de multiples rebondissements procéduraux.
Interpellation en flagrant délit dans le quartier de La Chamberte
Les événements remontent à octobre 2024 dans le secteur résidentiel de La Chamberte. Une habitante alerte les forces de l’ordre après avoir observé deux individus au comportement suspect effectuant plusieurs allers-retours près d’un pavillon voisin. Les policiers interviennent rapidement et surprennent les deux hommes, âgés de 28 et 33 ans, alors qu’ils franchissent la clôture de la propriété avec un coffret à bijoux dérobé.
La victime, une dame de 94 ans qui s’adonnait au jardinage à l’arrière de son habitation, n’avait pas remarqué l’intrusion. Les malfaiteurs avaient minutieusement fouillé les lieux en pensant le logement inoccupé. C’est la vigilance de la voisine, qui a photographié la scène, qui a permis leur arrestation immédiate.
Une fuite désespérée au commissariat central
Placés en garde à vue, les deux suspects admettent rapidement leur culpabilité face aux preuves photographiques. Toutefois, l’un d’eux va transformer une procédure de routine en incident sécuritaire majeur. Profitant d’un moment d’inattention lors de son audition, il tente de prendre la fuite par une issue de secours du commissariat.
Une policière tente d’intercepter le fugitif mais se fait violemment repousser. Elle chute et se blesse à la pommette. Trois agents interviennent en renfort et parviennent à maîtriser le suspect au bas d’un escalier, mettant fin à cette tentative d’évasion aussi soudaine que périlleuse.
Des explications troublantes et une expertise psychiatrique tardive
Pour justifier son comportement, le prévenu invoque des hallucinations auditives qui lui auraient ordonné de s’enfuir. Ces déclarations incitent son conseil à solliciter une évaluation psychiatrique. L’expertise est effectuée la veille du procès mais le rapport n’est transmis qu’en toute fin de journée, provoquant plusieurs interruptions d’audience.
Le document conclut à un profil imprévisible mais néanmoins apte à être sanctionné pénalement. L’avocat de la défense conteste ces conclusions tardives et réclame un renvoi de l’affaire, demande rejetée par la présidente du tribunal. Cette décision génère de vives tensions dans la salle d’audience et dans le box des accusés, comparaissant pour la troisième fois devant la juridiction dans ce dossier.
Deux profils différents, deux condamnations fermes
Le plus jeune des deux prévenus réside en France depuis cinq années sans titre de séjour régulier. Son casier judiciaire comporte déjà une condamnation pour effraction prononcée par le tribunal de Nantes en 2023. Son complice, auteur de la tentative d’évasion, vit quant à lui sur le territoire national avec sa compagne et leur enfant de deux ans. Il avait récemment déposé une demande de renouvellement de titre de séjour et ne présentait aucun antécédent judiciaire.
Malgré sa situation familiale, le second accusé a été condamné à douze mois d’emprisonnement ferme : six mois pour le cambriolage et six mois supplémentaires pour sa tentative de fuite. Il devra également indemniser la policière blessée. Son complice écope de six mois de prison pour le vol, auxquels s’ajoutent six mois d’une précédente condamnation avec sursis révoquée, ainsi qu’une interdiction du territoire français pendant cinq ans. Les deux hommes ont immédiatement réintégré un établissement pénitentiaire à l’issue de l’audience.
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