Positif à l’alcool et aux stupéfiants, sans assurance, il refuse de céder le volant à sa femme : « les femmes ne devraient pas conduire ». Permis retiré.

« Les femmes ne devraient pas conduire » : ivre et sous stupéfiants, il perd son permis
Contrôlé positif à l’alcool et aux stupéfiants, sans assurance, un automobiliste des Deux-Sèvres a cru justifier sa conduite dangereuse par une conviction sexiste. Une affaire révélatrice des dérives en matière de sécurité routière.
Un contrôle routier qui tourne au cas d’école
Tout commence par une opération de contrôle routier en apparence ordinaire, à Louzy, dans le département des Deux-Sèvres. Les gendarmes immobilisent un véhicule et constatent rapidement une première infraction : le conducteur circule sans assurance. Une anomalie sérieuse, mais la suite des vérifications va faire basculer l’affaire dans une dimension bien différente, relate Le Progrès.
Les tests de dépistage pratiqués sur place sont sans appel : l’automobiliste est positif à la fois à l’alcool et aux stupéfiants. Une double infraction qui suffit à engager sa responsabilité pénale et à justifier des mesures immédiates.
Une explication qui laisse les gendarmes sans voix
En échangeant avec les militaires, le conducteur révèle qu’il reconduisait son épouse après un rendez-vous chez le coiffeur. La question qui s’impose alors aux forces de l’ordre est évidente : pourquoi ne pas avoir confié le volant à cette dernière, manifestement en état de conduire ?
La réponse de l’intéressé dépasse tout ce à quoi les gendarmes pouvaient s’attendre. L’homme affirme, sans détour, que les femmes ne devraient tout simplement pas conduire. Une déclaration que la gendarmerie n’a pas tardé à qualifier publiquement de « comble du sexisme », précisant avec une ironie bien sentie qu’elle ne nourrit, elle, « aucun préjugé ».
Des conséquences judiciaires immédiates
Au-delà de la portée symbolique de cette sortie, les suites juridiques sont concrètes et immédiates. Le permis de conduire du mis en cause a été retiré sur le champ. Son véhicule a été placé en fourrière. L’automobiliste devra prochainement comparaître devant la justice pour répondre de l’ensemble des infractions constatées : conduite sous l’emprise de l’alcool et de stupéfiants, défaut d’assurance.
Sécurité routière : les préjugés ne remplacent pas la loi
Cette affaire met en lumière une réalité simple que les campagnes de prévention routière rappellent inlassablement : lorsqu’un conducteur n’est pas en état de prendre le volant, la priorité absolue est de le confier à une personne sobre et habilitée, quel que soit son sexe. Refuser de le faire au nom de stéréotypes de genre, tout en circulant sous l’emprise de substances, constitue une mise en danger délibérée d’autrui.
La gendarmerie nationale a d’ailleurs saisi l’occasion pour rappeler, via ses réseaux sociaux, que les préjugés n’ont pas leur place sur la route — et encore moins dans le code de la route.
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