Un homme de 20 à 40 ans est décédé d’un arrêt cardiaque dans la nuit de mercredi à jeudi au commissariat du XXe arrondissement de Paris, après son interpellation pour détention de stupéfiants. L’IGPN observe l’enquête en cours.

Décès au commissariat du XXe arrondissement : un homme meurt après son interpellation
Un individu interpellé pour possession de stupéfiants a succombé à un arrêt cardiaque dans les locaux de police parisiens, relate Le Parisien. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes des faits.
Dans la nuit du mercredi 14 au jeudi 15 janvier, vers 0h20, un homme a perdu la vie au sein du commissariat du XXe arrondissement de Paris. Interpellé quelques heures plus tôt pour détention de cannabis, il a été victime d’un malaise fatal alors qu’il attendait son transfert vers un établissement hospitalier. L’affaire fait l’objet d’une investigation approfondie.
Une interpellation de routine qui bascule
Les faits débutent mercredi soir, aux alentours de 22h45, lorsque les agents de la brigade spécialisée de terrain de Belleville repèrent un individu en train de confectionner un joint de cannabis sur la voie publique. Les fonctionnaires procèdent alors à un contrôle d’identité dans le XXe arrondissement.
Selon les informations communiquées par le parquet de Paris, l’homme refuse catégoriquement de se soumettre aux palpations de sécurité réglementaires. Face à cette opposition, les policiers tentent de le maîtriser, mais la situation dégénère rapidement.
Usage d’un pistolet à impulsion électrique
Durant la phase d’interpellation, l’individu chute au sol à deux reprises, entraînant deux agents dans sa chute. Pour parvenir à le contrôler, les forces de l’ordre ont recours à un pistolet à impulsion électrique, appliqué en mode contact sur sa cheville, précise le ministère public.
Une fois maîtrisé, l’homme est fouillé. Les policiers découvrent sur lui des documents administratifs falsifiés ainsi qu’une substance brunâtre correspondant à du cannabis. Il est ensuite conduit au commissariat pour les suites de la procédure.
Un malaise brutal dans l’attente de soins
À son arrivée dans les locaux de police, l’interpellé présente une blessure visible à l’arcade sourcilière. L’officier de police judiciaire de permanence ordonne immédiatement son transfert vers un hôpital pour une prise en charge médicale.
Pendant qu’il patiente assis sur un banc, l’homme est soudainement pris de convulsions avant de sombrer dans l’inconscience. Les policiers présents réagissent sans délai en pratiquant un massage cardiaque. Les sapeurs-pompiers, alertés en urgence, prennent le relais des manœuvres de réanimation. Malgré tous les efforts déployés, le décès est constaté à 0h20.
Une enquête pour déterminer les causes du décès
La procureure de la République de permanence criminelle s’est immédiatement rendue sur les lieux du drame, accompagnée de l’Inspection générale de la Police nationale. Cette dernière intervient à titre d’observation dans le cadre de cette affaire sensible.
Les policiers impliqués dans l’interpellation ont été auditionnés jeudi matin par les enquêteurs. Une enquête en recherche des causes de la mort a été confiée au commissariat du centre, indique le parquet.
Le corps de la victime a été transporté à l’Institut médico-légal de Paris où une autopsie doit être pratiquée. Cet examen post-mortem permettra d’établir avec précision les raisons du décès. Un certificat médical avec obstacle médico-légal a déjà été établi. Le test d’alcoolémie réalisé s’est révélé négatif.
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