Une élève de 17 ans scolarisée au lycée Honoré de Balzac à Mitry-Mory s’est donné la mort sur les voies du RER après avoir subi du harcèlement scolaire. Le parquet a ouvert quatre enquêtes pour faire la lumière sur ce drame.

Drame à Mitry-Mory : une lycéenne de 17 ans se suicide après des mois de harcèlement
Mardi 14 janvier, une adolescente de 17 ans a mis fin à ses jours à la gare RER de Mitry-Mory, en Seine-et-Marne, relate Le Parisien. Selon sa famille, la jeune fille subissait du harcèlement scolaire depuis décembre. Le procureur de Meaux a confirmé l’ouverture de plusieurs enquêtes.
La tragédie s’est déroulée en pleine journée à la gare de Mitry-Mory. L’adolescente, élève au lycée Honoré de Balzac, est descendue sur les voies à l’arrivée d’un train et s’est allongée sur les rails. Les secours n’ont pu que constater son décès.
Un harcèlement signalé depuis décembre
Jean-Baptiste Bladier, procureur de la République de Meaux, a confirmé jeudi les circonstances dramatiques entourant ce suicide dans un communiqué officiel. D’après les déclarations de la famille aux enquêteurs, la lycéenne était victime de harcèlement depuis le mois de décembre.
Malgré la convocation d’élèves potentiellement impliqués par la direction de l’établissement, la situation ne s’était pas améliorée lors de la rentrée de janvier. La jeune fille continuait d’endurer cette violence psychologique au quotidien.
Un entretien avec le proviseur le jour du drame
Le jour même de son décès, l’adolescente avait été convoquée par le chef d’établissement. Lors de cet échange, selon les informations transmises par la famille, la responsabilité personnelle de la victime dans les événements lui aurait été évoquée. Cette rencontre s’est déroulée quelques heures avant le passage à l’acte.
Quatre enquĂŞtes ouvertes par le parquet
Le parquet de Meaux a diligenté deux premières enquêtes. La première vise à établir avec certitude les causes du décès. La seconde, sous la forme d’une enquête préliminaire, porte sur des faits de harcèlement scolaire ayant conduit au suicide, un délit passible de dix ans d’emprisonnement.
Depuis le drame, la situation autour du lycée s’est tendue. Le personnel de direction fait l’objet de menaces violentes diffusées sur les réseaux sociaux. Des rassemblements se tiennent régulièrement devant l’établissement, organisés tant par la famille de la défunte que par d’autres personnes.
De nouvelles victimes de harcèlement
Le procureur a également révélé que certains élèves suspectés d’être impliqués dans le harcèlement initial sont désormais eux-mêmes ciblés. Face à cette escalade, deux enquêtes préliminaires supplémentaires ont été lancées : l’une pour menaces envers une personne exerçant une fonction publique, l’autre pour harcèlement moral.
Jean-Baptiste Bladier a déploré dans son communiqué une possible instrumentalisation de ce drame humain. Il a rappelé que les investigations ne font que commencer et qu’elles s’annoncent particulièrement complexes à mener.
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