Nevers : un homme de 30 ans accusé d’agression sexuelle sur un bébé de 23 mois a été relaxé par le tribunal, faute de preuves suffisantes.

Nièvre : un homme relaxé après avoir été accusé d’agression sexuelle sur un bébé de 23 mois
Un trentenaire soupçonné d’avoir agressé sexuellement une fillette de 23 mois qu’il gardait a été relaxé mardi 21 juillet par le tribunal correctionnel de Nevers, faute de preuves suffisantes pour caractériser l’infraction.
Une soirée de garde qui tourne au cauchemar judiciaire
Le 14 novembre 2023, les parents d’une petite fille confient leur bébé à une connaissance pour une soirée, relate France 3. L’homme, âgé de 30 ans, doit notamment s’occuper du change et du coucher de l’enfant. À leur retour dans la nuit, les parents le découvrent allongé dans le lit de leur fille. Il explique avoir voulu la rassurer en dormant à ses côtés pour qu’elle n’ait pas peur.
Les parents remarquent toutefois des rougeurs sur le corps de la fillette, ainsi qu’un comportement jugé inhabituel, accompagné de pleurs. Inquiets, ils consultent rapidement un professionnel de santé puis déposent une plainte quelques jours plus tard.
Deux années sans suite avant l’accélération du dossier
L’enquête reste ensuite sans évolution notable pendant près de deux ans. Le contexte judiciaire national change toutefois après l’affaire Lyhanna, qui pousse le ministère de la Justice à réclamer un traitement accéléré des dossiers de pédocriminalité en attente, alors estimés à plus de 70 000 sur l’ensemble du territoire.
C’est dans ce cadre que le dossier nivernais est relancé. Le 9 juin dernier, le suspect est entendu par les gendarmes, puis mis en examen et placé sous contrôle judiciaire. Il conteste dès le départ toute agression sexuelle et ne présente aucun antécédent judiciaire en la matière. Le parquet décide néanmoins de le poursuivre pour agression sexuelle sur mineur, une infraction qui l’exposait à dix ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende.
Une relaxe prononcée en l’absence de preuve formelle
À l’audience, le tribunal correctionnel de Nevers a estimé ne pas disposer des éléments permettant d’établir la matérialité de l’agression. Les juges soulignent que les rougeurs et le changement de comportement constatés chez l’enfant pouvaient s’expliquer par d’autres causes que celles avancées par l’accusation.
Cette décision met un terme, sur le plan judiciaire, à une affaire qui aura duré près de deux ans et demi entre la plainte initiale et le jugement final.
(Merci Yann Bourguignon)
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Tout dépend où étaient situées ces « rougeurs », non ?