En Australie, 9 000 chevaux sauvages ont été abattus depuis 2021 dans le parc national du Kosciuszko. Une méthode controversée pour protéger des écosystèmes menacés par la surpopulation équine.

Australie : 9 000 chevaux sauvages abattus par hélicoptère dans le parc du Kosciuszko
Dans le parc national du Kosciuszko, en Nouvelle-Galles-du-Sud, les autorités australiennes ont mené une vaste opération de régulation de la population de chevaux sauvages. Depuis 2021, 9 000 Brumbies ont été abattus par des tireurs d’élite depuis des hélicoptères, une méthode qui soulève de vives controverses, relate Nice matin.
Les Brumbies, chevaux emblématiques devenus « espèce invasive »
Les Brumbies, chevaux sauvages introduits en Australie à la fin du XVIIIe siècle par les colons britanniques, font partie intégrante du paysage australien depuis plus de deux siècles. Ces équidés se sont progressivement adaptés aux conditions locales et leur population a connu une expansion fulgurante ces dernières années.
En 2024, les autorités de Nouvelle-Galles-du-Sud recensaient environ 17 000 individus dans le parc national du Kosciuszko. Cette explosion démographique a conduit les scientifiques à tirer la sonnette d’alarme face aux dégâts environnementaux constatés. Aujourd’hui, leur nombre aurait chuté à environ 3 000 spécimens suite aux massacres.
Un statut patrimonial révoqué pour raisons écologiques
Fin novembre dernier, les autorités australiennes ont pris la décision d’abroger le statut patrimonial des Brumbies, les classant désormais comme espèce nuisible. Cette décision radicale s’appuie sur des études scientifiques démontrant l’impact négatif de ces chevaux sur l’environnement local.
Les chercheurs ont documenté de multiples dégradations causées par la surpopulation équine. La végétation native subit une pression considérable, tandis que les sols se fragilisent sous l’effet de l’érosion accélérée. Les cours d’eau du parc national montrent également des signes de dégradation inquiétants, compromettant l’équilibre fragile des écosystèmes alpins.
Des abattages aériens qui divisent l’opinion
Les méthodes employées pour réguler la population de Brumbies font l’objet de critiques virulentes. Depuis 2021, des tireurs d’élite positionnés dans des hélicoptères procèdent à l’élimination des animaux par tir à distance. Cette technique permet de couvrir rapidement de vastes étendues difficiles d’accès.
En 2023, la ministre de l’Environnement de Nouvelle-Galles-du-Sud reconnaissait publiquement qu’il ne s’agissait pas d’une décision facile à prendre. Malgré les réserves exprimées, le programme d’abattage a été maintenu et poursuivi.
Une méthode qualifiée de cruelle par les défenseurs des animaux
Les opposants à cette campagne d’élimination dénoncent la cruauté du procédé. Selon eux, les chevaux blessés par les tirs ne meurent pas instantanément et peuvent agoniser pendant plusieurs jours avant de succomber à leurs blessures. Cette mort lente par hémorragie soulève des questions éthiques majeures sur le bien-être animal.
Le débat oppose ainsi les impératifs de préservation environnementale aux considérations de protection animale. Les autorités australiennes défendent leur action comme nécessaire à la sauvegarde des écosystèmes fragiles du parc national, tandis que les associations de défense des animaux réclament des alternatives plus respectueuses.
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