À Dakar, 14 personnes ont été arrêtées dans une affaire de pédocriminalité présumée. L’enquête vise un Français de l’Oise, déjà interpellé en 2025.

Dakar : 14 arrestations dans une affaire de pédocriminalité présumée liée à un restaurateur de l’Oise
Une opération menée au Sénégal a conduit à l’interpellation de 14 suspects. Les enquêteurs sénégalais et français suivent la piste d’un homme de 72 ans, arrêté en France en 2025, soupçonné d’avoir financé et organisé un réseau sur plusieurs années, relate Le Parisien.
Une opération à Dakar après des mois d’enquête
Les autorités sénégalaises ont annoncé, dimanche 8 février, l’arrestation de 14 personnes, principalement à Dakar, soupçonnées d’implication dans un réseau pédocriminel présumé. L’affaire, à dimension internationale, fait l’objet d’investigations menées de part et d’autre, en France et au Sénégal, depuis de longs mois.
Selon les éléments communiqués, quatre personnes seraient considérées comme des rouages centraux du dispositif. Dix autres suspects, décrits comme appartenant à leur entourage, ont été présentés à la justice sénégalaise.
Un suspect interpellé en France en 2025
Si les interpellations les plus récentes ont eu lieu au Sénégal, l’enquête s’intéresse à un ressortissant français présenté comme le donneur d’ordres présumé. Il s’agit de Pierre R., 72 ans, restaurateur à Beauvais (Oise), arrêté en France en avril 2025, en même temps que trois autres personnes soupçonnées de complicité.
Le dossier est suivi en France par des services spécialisés, notamment ceux chargés de la protection des mineurs et de la lutte contre la traite des êtres humains, ainsi que par les enquêteurs de l’Oise.
Des mineurs ciblés et une organisation présumée
D’après l’enquête, le réseau aurait reposé sur des intermédiaires chargés d’approcher de très jeunes garçons en situation de grande précarité. Les échanges attribués au suspect principal laissent apparaître un projet de recrutement et d’exploitation sexuelle de mineurs, avec une logique d’emprise et de mise à disposition auprès de tiers.
Les autorités sénégalaises évoquent un groupe structuré depuis plusieurs années, avec des faits présumés commis sur instructions et en contrepartie de transferts d’argent. Par prudence, et compte tenu de la nature du dossier, les éléments les plus sensibles décrits dans la procédure ne sont pas détaillés ici.
La piste de victimes particulièrement vulnérables
Les investigations s’intéressent à une population de mineurs considérés comme très exposés : les « talibés », enfants confiés à des écoles coraniques. Cette réalité sociale a déjà fait l’objet d’alertes d’ONG, certains mineurs se retrouvant à mendier et à subir des violences, ce qui peut en faire des cibles pour différents trafics.
Une question reste centrale pour les enquêteurs : l’ampleur exacte des faits, le nombre de victimes potentielles et le degré de concrétisation des projets évoqués dans les échanges examinés.
Flux d’argent, séjours et pseudonymes : ce que retracent les enquêteurs
Selon les éléments versés au dossier, Pierre R. aurait entretenu sur plusieurs années des contacts au Sénégal (et au-delà ) via des plateformes de messagerie, en utilisant notamment des surnoms. Les enquêteurs s’intéressent aussi aux flux financiers : plus de 50,000 euros auraient été envoyés à différents interlocuteurs sur la période étudiée.
Le suspect aurait effectué plusieurs déplacements au Sénégal, dont des séjours à Saly, au sud de Dakar. Les investigations cherchent à établir le rôle de chaque personne interpellée, entre exécution présumée, facilitation et mise en relation.
Une coopération judiciaire franco-sénégalaise renforcée
Dans le cadre de l’opération au Sénégal, des représentants français (magistrats et enquêteurs) ont participé à une séquence d’actes sur place, aux côtés des services locaux, avec des perquisitions menées dans plusieurs zones, notamment à Dakar et à Kaolack.
Sur le volet français, l’avocat de Pierre R. a indiqué ne pas vouloir commenter sans accès complet au dossier d’instruction. Sollicité dans ce dossier, le parquet de Paris n’a pas communiqué.
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Il s’agit de Pierre Robert, cousin de Brigitte Trogneux..
DĂ©jĂ arrĂŞtĂ© l’an dernier avec un gitan pour des faits similaires…
DĂ©cidĂ©ment, on retrouve Ă©trangement de nombreux pĂ©dopathes dans l’entourage de ce couple…
Avec un peu de pression et quelques coups de fils, gageons que le cousin sera rapidement relâché
Et peut être mis sous protection policière également, vas savoir