À Clamart, un jeune militaire est mort à l’hôpital Percy six jours après avoir été touché par un tir lors d’une soirée alcoolisée. Trois soldats de l’opération Sentinelle ont été mis en examen, et une requalification des faits est envisagée.

Clamart : le militaire blessé par un tir à l’hôpital Percy est décédé
Le brigadier Alexandre Lanckbeen est mort à l’hôpital militaire Percy, à Clamart, six jours après avoir été grièvement blessé par balle lors d’une soirée alcoolisée. Trois militaires ont été mis en examen dans cette affaire, et les qualifications pourraient évoluer après le décès, relate Le Parisien.
Le décès annoncé six jours après les faits
Dans la nuit de samedi à dimanche, Alexandre Lanckbeen, jeune militaire, se trouvait à l’hôpital d’instruction des Armées Percy, à Clamart (Hauts-de-Seine), où il participait à une soirée alcoolisée. Au cours de la soirée, un tir est parti d’une arme présentée comme chargée, et le soldat a été atteint à la tête.
Grièvement blessé, il avait été pris en charge à Percy. Six jours plus tard, le gouverneur militaire de Paris, le général Loïc Mizon, a annoncé sur le réseau social X la mort du brigadier Alexandre Lanckbeen, appartenant au 35^{e} régiment d’artillerie parachutiste de Tarbes.
Trois militaires mis en examen Ă Paris
Mardi, trois militaires engagés dans l’opération Sentinelle ont été présentés au tribunal judiciaire de Paris. L’un d’eux, âgé de 20 ans, a été mis en examen notamment pour des faits qualifiés à ce stade de « violences avec arme » ainsi que pour une infraction liée à la consommation d’alcool en violation des consignes.
Les deux autres militaires ont, eux aussi, été mis en examen, notamment pour des faits qualifiés de « blessures involontaires » dans un contexte de manquement à une obligation de sécurité ou de prudence, ainsi que pour des soupçons de modification de l’état des lieux susceptible d’avoir entravé la manifestation de la vérité.
Après le décès du brigadier, une requalification des chefs retenus à ce stade est envisagée.
Une arme présente pendant la soirée, des circonstances à établir
Les militaires concernés étaient hébergés à l’hôpital Percy durant leur mission Sentinelle. D’après les premiers éléments communiqués dans la procédure, au moins deux participants détenaient une arme de poing pendant la soirée.
Une séquence de “jeu” entre soldats est évoquée, consistant à désarmer un camarade et à neutraliser son arme. En principe, l’arme est censée être vide, ce qui n’aurait pas été le cas cette nuit-là . Un tir serait alors survenu dans des circonstances qui restent à établir, la balle atteignant la victime au crâne.
Toujours selon les éléments de l’enquête, des gestes auraient été effectués après le tir, susceptibles de relever d’une tentative de maquillage de la scène.
Une enquête confiée à la police judiciaire
L’enquête a été confiée au service départemental de police judiciaire des Hauts-de-Seine. Les investigations doivent notamment préciser la chronologie, le maniement de l’arme, le respect des consignes d’armement et les responsabilités de chacun au moment des faits.
(Merci Fabrice Guérault)
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