Deux mineurs de 16 ans ont été interpellés dans le Nord par la DGSI, soupçonnés d’un projet d’attentat à Lille et de débuts de fabrication de TATP.

Nord : projet d’attentat déjoué, deux mineurs interpellés par la DGSI
Deux adolescents de 16 ans ont été interpellés dans le département du Nord dans le cadre d’une enquête antiterroriste. Les investigations portent notamment sur un projet d’action violente à Lille et sur des éléments liés à la fabrication d’explosifs, relate Le Figaro.
Une enquĂŞte antiterroriste ouverte
Le parquet national antiterroriste (PNAT) a ouvert ce mois-ci une enquête visant des faits qualifiés d’« association de malfaiteurs en vue de la commission d’un crime d’atteinte aux personnes » et de « fabrication non autorisée d’explosifs en relation avec une entreprise terroriste ». Les deux mineurs ont été interpellés mardi par des agents de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), dans le Nord.
Les deux adolescents, non identifiés en raison de leur minorité, sont à ce stade présentés comme suspectés dans un dossier en cours d’instruction. Les éléments précis du projet et la chronologie des faits restent appréciés par l’autorité judiciaire.
Des cibles évoquées à Lille
Selon les éléments versés à l’enquête, l’un des deux mineurs aurait reconnu avoir envisagé une action violente, avec des cibles possibles comme un centre commercial ou une salle de concert. Il aurait également évoqué l’usage d’une arme à feu qu’il projetait de se procurer par vol, d’après les mêmes éléments.
Les enquêteurs s’intéressent aussi à son environnement et à son parcours de radicalisation, décrit dans la procédure comme nourri par une attirance pour des contenus et figures de propagande djihadiste.
Des débuts de fabrication de TATP
Toujours selon les constatations rapportées par l’enquête, l’un des mineurs aurait commencé à préparer du TATP, un explosif artisanal particulièrement instable. Il aurait admis avoir acheté des produits chimiques dans l’objectif de réaliser, à son domicile, des essais de combustion.
Le TATP a déjà été cité dans plusieurs dossiers terroristes en Europe ces dernières années, en raison de sa dangerosité et de la difficulté à le manipuler sans risque d’accident.
Le rôle présumé du second adolescent
Le second mineur, présenté comme informé du projet, est soupçonné d’avoir contribué à renforcer les convictions violentes de son camarade. Son degré d’implication fait partie des points examinés dans la suite de la procédure, au regard des échanges, contacts et actes matériels éventuellement retenus.
L’enquête doit désormais préciser si les intentions alléguées s’étaient traduites par une préparation opérationnelle avancée, et sous quelles formes.
Garde Ă vue et suites judiciaires
Les deux mineurs ont été placés en garde à vue pendant 96 heures dans les locaux de la DGSI à Levallois-Perret, dans le cadre dérogatoire applicable en matière terroriste. Une information judiciaire a ensuite été ouverte.
Le parquet a requis un placement en détention provisoire pour celui considéré comme le plus dangereux, et un placement sous contrôle judiciaire pour le second.
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