À Angers, un policier de 53 ans est mis en examen après avoir fait usage de son arme lors d’une interpellation : le parquet évoque l’absence de légitime défense.

Un policier mis en examen à Angers après un tir lors d’une interpellation
Un policier de 53 ans a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire samedi 22 février à Angers, après avoir utilisé son arme à feu lors d’une interpellation survenue jeudi. Selon le parquet, les conditions de la légitime défense ne seraient pas réunies.
Une mise en examen annoncée par le parquet
Dans un communiqué, le parquet d’Angers indique qu’un fonctionnaire de police a été mis en examen et soumis à un contrôle judiciaire. La qualification retenue est celle de « violences avec arme par personne dépositaire de l’autorité publique ayant entraîné une incapacité de travail supérieure à 8 jours », précise le procureur de la République d’Angers, Éric Bouillard.
Les faits lors d’une interpellation
Toujours selon le parquet, les faits se sont produits jeudi au cours de l’interpellation d’un homme de 26 ans, présenté comme déjà connu de la justice. Trois policiers étaient présents au moment de l’intervention.
Le parquet rapporte que, malgré l’usage de pistolets à impulsion électrique, l’homme aurait jeté un caillou en direction de l’un des policiers. C’est dans ce contexte qu’un fonctionnaire aurait décidé d’utiliser son arme à feu, relate Ici Mayenne.
Deux tirs évoqués, une blessure à la jambe
D’après le procureur, un premier tir aurait été effectué vers le sol, puis un second en direction des membres inférieurs. L’homme visé se serait alors effondré, et il s’est avéré qu’une balle avait traversé sa jambe, selon les éléments communiqués.
Ce que montrent les images, selon l’enquête
Le parquet indique que l’analyse des images de vidéoprotection, croisée avec l’examen médical, établit que la victime a été touchée au moment où elle tournait le dos au policier. Le procureur ajoute que l’agent n’était pas, à ce stade, en situation de légitime défense.
La version du policier
Entendu par les enquêteurs, le policier a reconnu avoir pu faire une « mauvaise interprétation de la situation », tout en expliquant qu’elle lui était apparue dangereuse, selon le parquet. L’enquête se poursuit pour déterminer précisément le déroulement des faits et le cadre légal de l’usage de l’arme.
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