À Beauvais, un policier a été condamné à 18 mois avec sursis après des menaces lors d’un différend automobile dans l’Oise, avec interdiction d’arme.

Oise : un policier condamné après des menaces avec son arme de service
Jugé en comparution immédiate au tribunal correctionnel de Beauvais, un fonctionnaire de police de 33 ans a été condamné à 18 mois de prison avec sursis pour des menaces, sur fond de litige lié à des réparations automobiles. Le tribunal a aussi prononcé une interdiction de porter une arme pendant deux ans.
Une audience à Beauvais après une plainte dans l’Oise
Jeudi 26 février, selon les informations du Parisien, le tribunal correctionnel de Beauvais (Oise) examinait, en comparution immédiate, le dossier d’un policier affecté à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). À la barre, la victime, un mécanicien prénommé Davis, est venue assister à l’audience, expliquant avoir voulu que les faits « ne restent pas impunis ».
Le prévenu, Stéphane P., 33 ans, originaire de Persan (Val-d’Oise), comparaissait notamment pour des menaces. Dans cette affaire, certains éléments ont été discutés à l’audience, en particulier l’usage allégué de l’arme de service, point contesté par le prévenu.
Un différend autour d’une voiture en toile de fond
Selon Davis, le conflit serait né de réparations en cours sur le véhicule de Stéphane P. Le mécanicien a expliqué qu’il devait préparer le moteur, mais qu’il lui restait des soudures à effectuer, ce qui l’empêchait de restituer la voiture à ce moment-là .
De son côté, Stéphane P. a donné une version différente, affirmant avoir attendu pendant plusieurs semaines et s’être senti lésé. Le tribunal a également entendu des déclarations évoquant une relation de travail non déclarée, élément relevé à l’audience.
« Il m’a braqué son arme sur le front », affirme la victime
Les faits jugés se concentrent sur la journée du 22 février. Davis a raconté que le policier l’aurait retrouvé dans l’Oise et l’aurait menacé, disant notamment avoir vu l’arme pointée sur son front pendant un court laps de temps. Il a aussi expliqué avoir ensuite été contraint de monter dans un véhicule.
Toujours selon la victime, une fois arrivé à Persan, le prévenu aurait placé une munition de 9mm dans sa poche, accompagnée d’une menace liée au retour de pièces automobiles dès le lendemain. Stéphane P. a reconnu des menaces, tout en niant avoir braqué son arme, et a soutenu que son arme de service était « déchargée ».
Interpellation, garde à vue et découverte de munitions
Le 23 février, Stéphane P. s’est rendu à Bailleul-sur-Thérain (Oise), selon les éléments présentés à l’audience. Davis a indiqué avoir alerté les gendarmes, qui ont procédé à l’interpellation du policier et à son placement en garde à vue.
Lors d’une perquisition, les enquêteurs ont découvert un chargeur contenant des munitions présentées comme différentes de celles habituellement fournies dans le cadre administratif, point également évoqué à l’audience.
Le parquet souligne une « sortie de route », la défense plaide la « séquence »
À l’audience, la procureure a estimé que les faits étaient graves et incompatibles avec les obligations d’un policier, insistant sur les risques que représente l’usage ou la manipulation d’une arme, même sans intention de tirer. Elle a requis 18 mois de prison, dont un an ferme aménageable sous bracelet électronique.
La défense a demandé au tribunal de juger une « séquence » et de privilégier une peine d’avertissement, évoquant la carrière du prévenu et les conséquences disciplinaires possibles, dont une révocation.
18 mois avec sursis et interdiction de porter une arme
Le tribunal correctionnel a déclaré Stéphane P. coupable et l’a condamné à 18 mois de prison avec sursis. Une interdiction de porter une arme pendant 2 ans a été prononcée.
Le prévenu a également été condamné à verser 350€ de dommages et intérêts à la victime. À l’issue du jugement, le parquet a indiqué se réserver la possibilité de faire appel.
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Pourquoi cette rĂ©action ?? Peut-ĂŞtre exaspĂ©rĂ© par une situation compliquĂ©e….
Soutien Ă ce policier, mĂŞme s’il n’avait pas Ă menacer ce mĂ©canicien…