À Villejuif, un vol de médicaments anticancéreux estimé à près de 3 M€ mène à deux mises en examen et à des incarcérations. Le butin reste introuvable.

À Villejuif, un salarié de Gustave Roussy et un autre suspect incarcérés après un vol estimé à près de 3 millions d’euros de médicaments anticancéreux
Deux personnes, âgées d’une vingtaine d’années, ont été mises en examen au tribunal judiciaire de Créteil après la disparition de colis de Keytruda, un médicament utilisé en immunothérapie, pour un préjudice évalué à près de 3 millions d’euros. Le butin n’a pas été retrouvé et l’enquête se poursuit sous l’autorité d’un juge d’instruction.
Deux mises en examen à Créteil, deux placements en détention provisoire
Le parquet de Créteil a confirmé au Parisien l’ouverture d’une information judiciaire et deux mises en examen dans ce dossier portant sur un vol de médicaments anticancéreux. Selon les éléments communiqués, la procédure vise notamment des qualifications telles que le vol en bande organisée, l’abus de confiance en bande organisée et des infractions liées au trafic/à la cession illicite de médicaments.
Un salarié de l’institut Gustave Roussy a été placé en détention provisoire à l’issue de sa présentation devant un juge des libertés et de la détention. Son avocat, Me Gabriel Old, n’a pas souhaité s’exprimer à ce stade.
Un vol découvert lors d’une réception de colis de Keytruda
L’affaire remonte à la mi-février, lorsqu’un responsable de la pharmacie a réceptionné des colis de Keytruda et relevé une anomalie entre la commande et la livraison. Le transporteur a ensuite indiqué, dans le cadre de ses vérifications, qu’un détournement aurait concerné de la marchandise située sur un quai voisin.
D’après l’institut, le vol se serait produit sur le quai de livraison et non à l’intérieur de l’établissement. Gustave Roussy, qui a déposé plainte, a également insisté sur le caractère rare de cet événement et sur l’importance accordée à la sécurité.
Un préjudice estimé à près de 3 millions d’euros, un produit très coûteux
Le préjudice est estimé à près de 3 millions d’euros et les médicaments n’ont pas été retrouvés à ce stade. Le Keytruda (pembrolizumab) est prescrit dans certains traitements par immunothérapie, et chaque flacon de 4 ml est évoqué à environ 2 300 euros dans ce dossier.
Une enquête confiée à la sûreté territoriale du Val-de-Marne
La police a été saisie et la sûreté territoriale du Val-de-Marne a été chargée des investigations. Les enquêteurs ont interpellé un chauffeur et identifié un autre suspect, présenté comme un employé chargé de la réception des marchandises.
Les deux mis en examen, domiciliés à Villejuif et à Thiais, sont décrits comme de jeunes adultes et, à ce stade, comme les seuls suspects identifiés. Un proche du salarié mis en cause a contesté l’idée d’un enrichissement personnel et évoqué une absence pour raison médicale le jour des faits, selon les informations rapportées.
Des vols d’anticancéreux déjà observés en Île-de-France
Ces dernières années, plusieurs dossiers ont mis en lumière l’intérêt criminel pour certains anticancéreux, notamment le Keytruda, en raison de leur valeur. À Nanterre, une palette entière de Keytruda a par exemple été dérobée, pour un préjudice évoqué proche de 2 millions d’euros.
Un autre vol, évalué à environ 1 million d’euros, a également été signalé en 2025 sur un site lié au stockage/logistique de médicaments à Nanterre, selon des informations relayées par la presse. Des reportages soulignent par ailleurs que ces produits sont souvent écoulés via des réseaux et revendus à l’étranger.
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C’est honteux le vol de ce type de mĂ©dicaments… Ce sont des traitements très importants pour certains patients…
Il faut ĂŞtre complètement abruti pour commettre ce vol….
Évidemment que feraient pas ces racailles pour l’argent….