Condamné en première instance à sept ans de réclusion criminelle pour viol, le rappeur Naps a été remis en liberté sous contrôle judiciaire par la cour d’appel de Paris.

Condamné pour viol en première instance, le rappeur Naps remis en liberté sous contrôle judiciaire
Condamné le 19 février à sept ans de réclusion criminelle pour viol par la cour criminelle de Paris, le rappeur marseillais Naps a obtenu sa remise en liberté sous contrôle judiciaire, vendredi 6 mars, devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris. L’artiste, qui conteste les faits, reste au cœur de plusieurs procédures judiciaires.
Une remise en liberté décidée par la cour d’appel de Paris
Selon les informations du Parisien, le rappeur marseillais Naps, 40 ans, de son vrai nom Nabil Boukhobza, a comparu vendredi 6 mars par visioconférence devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris. À l’issue de cette audience, la juridiction a ordonné sa remise en liberté sous contrôle judiciaire.
Incarcéré depuis sa condamnation prononcée le 19 février, l’artiste avait demandé à sortir de détention dans l’attente de la suite de la procédure. Ses avocats ont fait valoir devant la cour qu’il présentait, selon eux, des garanties suffisantes de représentation et qu’il avait respecté les obligations qui lui étaient auparavant imposées dans le cadre de son contrôle judiciaire.
À l’audience, le rappeur a également assuré vouloir se conformer strictement aux mesures décidées par la justice s’il était remis en liberté. Placé à l’isolement depuis son arrivée à la prison de Fresnes, il faisait valoir une situation personnelle rendue plus difficile par l’éloignement de ses proches.
Une condamnation à sept ans de réclusion criminelle
Le 19 février, la cour criminelle de Paris a condamné Naps à sept ans de réclusion criminelle pour le viol d’une jeune femme de 20 ans, dans une chambre d’hôtel parisienne, dans la nuit du 1er octobre 2021.
Lors du procès, le rappeur a contesté les accusations et soutenu qu’il s’agissait d’une relation consentie. Il a rejeté toute idée d’agression sexuelle sur une personne endormie et a maintenu cette ligne de défense devant la juridiction.
La plaignante, de son côté, a décrit une pénétration imposée alors qu’elle dormait. Au cours des débats, l’accusation a mis en avant la constance et la précision de ses déclarations. À l’issue du verdict, la défense a immédiatement annoncé faire appel.
Un mandat de dépôt prononcé dès le verdict
Au cours de l’audience relative à la demande de remise en liberté, il a été rappelé que le ministère public avait initialement requis, devant la cour criminelle, un mandat de dépôt à effet différé. Une telle mesure aurait permis au condamné de préparer son incarcération avant son entrée en détention.
La cour criminelle avait finalement choisi de prononcer un mandat de dépôt immédiat à l’audience. Naps avait donc été incarcéré dès le soir de sa condamnation, le 19 février.
La décision rendue vendredi 6 mars ne remet pas en cause la condamnation prononcée en première instance, mais modifie les conditions dans lesquelles l’intéressé attend désormais les prochaines étapes de la procédure.
Une affaire toujours contestée par le rappeur
Depuis le début de l’enquête, Naps nie les faits qui lui sont reprochés dans ce dossier. Sa défense continue de soutenir que la relation évoquée lors du procès était consentie.
Du côté de la partie civile, la condamnation prononcée en février avait été présentée comme une reconnaissance judiciaire importante pour la plaignante. L’avocat de cette dernière n’a pas souhaité commenter la remise en liberté décidée vendredi.
D’autres procédures judiciaires en cours
Au-delà de ce dossier parisien, le rappeur doit aussi faire face à d’autres échéances judiciaires. En août 2024, il a été mis en examen dans le Var pour viols et agressions sexuelles après les plaintes de trois jeunes femmes.
Dans cette autre procédure, l’artiste conteste également les accusations. À ce stade, ces investigations suivent leur cours et doivent être distinguées du dossier ayant donné lieu à sa condamnation en première instance à Paris.
En savoir plus sur Police & Réalités
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
