Jugé à Privas, un homme de 55 ans comparaît pour un vol avec arme commis il y a 33 ans dans une station-service de Vinezac. Il conteste toute implication.

Ardèche : 33 ans après un braquage présumé de station-service, un homme rejugé à Privas
Un algérien de 55 ans comparaît les 9 et 10 mars devant la cour d’assises de l’Ardèche, à Privas, pour un vol avec arme commis il y a 33 ans dans une station-service de Vinezac. Déjà condamné une première fois en 1995 en son absence, il conteste aujourd’hui les faits qui lui sont reprochés.
Un contrĂ´le routier relance une vieille affaire judiciaire
C’est à la faveur d’un contrôle routier que ce dossier ancien a refait surface, relate Le Dauphiné. Mohamed Bouzraa, aujourd’hui âgé de 55 ans, est jugé devant la cour d’assises de l’Ardèche pour un braquage présumé commis au début des années 1990 au préjudice d’une station-service située à Vinezac.
Selon l’accusation, le gérant du commerce avait été menacé avec une arme avant de remettre le contenu de sa caisse, soit 2,200 francs, l’équivalent d’environ 335 euros. Plus de trois décennies après les faits, l’affaire revient donc devant la justice.
Une condamnation prononcée en son absence en 1995
L’homme avait déjà été condamné une première fois par la juridiction ardéchoise en 1995 à 12 ans de réclusion criminelle. Le procès s’était alors tenu en son absence, alors qu’il avait quitté la France pour s’installer en Algérie.
Le quinquagénaire, qui réside désormais dans les Alpes-de-Haute-Provence, se retrouve aujourd’hui de nouveau devant la justice dans le cadre de cette procédure relancée après son retour sur le territoire français.
L’accusé assure avoir découvert le dossier en 2016
À l’audience, Mohamed Bouzraa a affirmé ne pas reconnaître les faits. Il a soutenu avoir appris l’existence de cette affaire en 2016, lors de son interpellation en Algérie, expliquant avoir alors découvert qu’il faisait l’objet d’un mandat de recherche international.
Toujours selon ses déclarations devant la cour, cette arrestation avait été suivie de 20 mois de détention provisoire avant sa remise en liberté. Il a ensuite été de nouveau interpellé en 2025, lors d’un contrôle routier, alors qu’il était revenu en France pour rejoindre sa famille.
Jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle encourus
Face à la présidente, l’accusé a répété qu’il ne comprenait pas sa présence devant la cour, tout en maintenant sa contestation des faits. La magistrate lui a rappelé qu’il encourait une peine pouvant aller jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle.
Le procès doit se poursuivre à Privas afin de permettre à la cour d’examiner l’ensemble des éléments du dossier et les déclarations de l’accusé dans cette affaire de vol avec arme jugée 33 ans après les faits.
(Merci Yann Bourguignon)
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