Les gendarmes de l’Oise ont démantelé un important réseau de vol et de recel de véhicules. Avec un préjudice estimé à un million d’euros, dix personnes ont été mises en examen. Découvrez les méthodes de cette organisation criminelle.

Oise : un vaste réseau de vol et de recel de véhicules démantelé par la gendarmerie
Fin de parcours pour une organisation criminelle très structurée dans l’Oise. Un vaste coup de filet a permis de neutraliser, le 10 mars 2026, un trafic de véhicules dont le préjudice global frôle le million d’euros. Dix individus ont été mis en examen dans ce dossier tentaculaire.
Selon les informations de L’Essor de la Gendarmerie, tout démarre au cœur de l’été 2025. La découverte d’éléments multimédias (photos et vidéos) suggérant l’existence d’un trafic de voitures dans l’Oise pousse la justice à réagir. Le parquet de Senlis ouvre immédiatement une enquête préliminaire. De nombreuses unités spécialisées vont alors unir leurs forces pendant plusieurs mois pour identifier les contours de cette bande organisée.
Un organigramme criminel très hiérarchisé
Les investigations mettent en lumière une structure d’une redoutable efficacité. L’organisation ne laissait rien au hasard : elle était dirigée par une tête de réseau, épaulée par un chef des opérations et un spécialiste chargé du désossage des véhicules.
Pour faire tourner ce trafic responsable d’une quarantaine de faits avérés, les malfaiteurs s’appuyaient également sur des garagistes complices, des exécutants pour les basses œuvres et un site de stockage intermédiaire sécurisé. Les cibles principales de ce gang ciblaient majoritairement des modèles de constructeurs français.
Piratage électronique et revente en pièces détachées
L’équipe employait des méthodes mixtes, alliant techniques traditionnelles de forçage et technologies de pointe. Une grande partie des vols s’effectuait sans la moindre effraction physique. Les délinquants se servaient d’outils électroniques capables d’intercepter le signal des clés mains libres ou de se brancher directement sur la prise de diagnostic (OBD) du véhicule pour y programmer une clé vierge. Des boîtiers spécialisés permettaient également de désactiver les systèmes d’antidémarrage.
Une fois dérobés, les véhicules connaissaient deux destins distincts. Certains étaient maquillés, dotés de fausses plaques et remis en circulation, souvent pour servir de moyen de transport lors de la commission d’autres délits. Les autres étaient méthodiquement mis en pièces par le spécialiste de la bande, avant que les pièces détachées ne soient écoulées discrètement sur des plateformes d’annonces entre particuliers.
Saisies massives et incarcérations
L’opération judiciaire a été déclenchée le mardi 10 mars 2026. Lors des perquisitions, les forces de l’ordre ont mis la main sur 25 000 euros en argent liquide, du matériel de piratage, ainsi que six véhicules, dont une dépanneuse et une voiture volée.
Le bilan judiciaire est lourd : neuf personnes ont été entendues en audition libre et dix autres ont été mises en examen. À l’issue de leur garde à vue, trois des principaux suspects ont été présentés à un juge des libertés et de la détention le 13 mars. Ils ont été placés en détention provisoire dans l’attente de leur comparution immédiate devant le tribunal, fixée au 4 mai prochain.
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Félicitations à nos Gendarmes, à toutes nos FDO mobilisées pour ce démantèlement et ces arrestations