La cour criminelle du Val-d’Oise a condamné un ex-policier de la DGSI à un an de prison ferme. En 2020, il avait grièvement blessé son voisin avec son arme.

Ex-agent de la DGSI condamné : prison ferme pour un tir sur son voisin
Ce mardi 17 mars, la justice a rendu son verdict à l’encontre d’un ancien membre de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Reconnu coupable de violences avec arme ayant entraîné une infirmité permanente, l’ex-fonctionnaire de police écope d’un an de prison ferme pour avoir tiré sur un riverain lors d’une altercation nocturne en 2020.
La légitime défense rejetée par la cour
Selon les informations de BFMTV, la cour criminelle du Val-d’Oise a tranché le sort de Nicolas T., révoqué de ses fonctions policières début 2023. L’homme a été condamné à quatre années d’emprisonnement, dont trois assorties du sursis. Cette peine s’accompagne d’une interdiction de porter une arme pendant une durée de quinze ans.
Lors des débats, l’accusé a constamment mis en avant la légitime défense pour justifier son acte. Cet argument n’a finalement pas convaincu les magistrats qui l’ont formellement écarté. La décision rendue reste toutefois plus clémente que les réquisitions de l’avocat général, qui exigeait quatre ans de prison ferme avec mandat de dépôt immédiat.
Une altercation nocturne aux lourdes conséquences
Le drame trouve son origine dans une querelle de voisinage survenue la nuit du 15 novembre 2020. Fortement alcoolisé et gêné par la lumière d’un lampadaire public, Jean-Marie S. décide de sortir de son domicile muni d’une bombe lacrymogène pour désactiver l’éclairage. C’est à cet instant qu’il croise la route de son voisin policier, alors de sortie pour promener son chien.
Une brève interaction verbale s’engage dans l’obscurité, suivie de mouvements de recul et d’avancée entre les deux hommes. La situation dégénère lorsque l’agent des renseignements dégaine son pistolet de calibre 9 mm et ouvre le feu. Atteint à la jambe par le projectile, le voisin a dû subir de multiples opérations chirurgicales. Après presque trois années passées en fauteuil roulant, la victime souffre aujourd’hui d’un handicap irréversible.
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