Un médecin généraliste exerçant à Libourne, en Gironde, a été placé en garde à vue puis sous contrôle judiciaire après les plaintes de deux patientes l’accusant de viol et d’agression sexuelle. Une information judiciaire a été ouverte le 18 mars 2026.

Un médecin de Libourne interdit d’exercer après des accusations de viol et d’agressions sexuelles
Deux patientes ont dénoncé des faits de viol et d’agression sexuelle commis par leur médecin généraliste, en activité à Libourne, en Gironde. Après une garde à vue suivie de l’ouverture d’une information judiciaire, le praticien est désormais placé sous contrôle judiciaire et n’a plus le droit d’exercer.
Une plainte qui déclenche une enquête
Tout commence par le dépôt d’une plainte formelle. Selon les informations du Parisien, une femme accuse son médecin généraliste, installé à Libourne, à une quarantaine de kilomètres de Bordeaux, de l’avoir violée et agressée sexuellement. La plainte vise des faits présumés commis dans un contexte médical, ce qui constitue une circonstance aggravante aux yeux de la loi : les autorités retiennent en effet la qualification d’« agression sexuelle par personne abusant de l’autorité que lui confèrent ses fonctions ».
Sur la base de ces éléments, le parquet de Libourne ordonne le placement en garde à vue du praticien dans la matinée du lundi 16 mars. La procureure de la République de Libourne confirme l’interpellation, précisant que l’enquête porte sur les chefs de « viol » et d’« agression sexuelle aggravée ».
Une deuxième victime présumée identifiée
Au cours de la procédure, une seconde femme est entendue par les enquêteurs. Elle déclare avoir elle aussi subi une agression sexuelle de la part du même médecin. Ce témoignage supplémentaire vient renforcer le dossier constitué par les enquêteurs et conforte la décision du parquet d’approfondir les investigations.
La procureure de la République confirme publiquement la teneur de cette audition, soulignant que les faits dénoncés par la deuxième plaignante sont de même nature que ceux évoqués dans la première plainte.
Interdiction d’exercer et contrôle judiciaire
Deux jours après la garde à vue, le mercredi 18 mars, une information judiciaire est officiellement ouverte par le parquet de Libourne pour « viol et agression sexuelle par personne abusant de l’autorité que lui confèrent ses fonctions ». Cette étape procédurale marque un tournant significatif dans l’affaire : elle confie l’instruction à un juge chargé d’approfondir les investigations.
Le médecin est placé sous contrôle judiciaire. Parmi les obligations qui lui sont imposées figure une interdiction stricte d’exercer la médecine, mesure destinée à protéger d’éventuelles autres patientes pendant la durée de l’instruction. À ce stade, ni les circonstances précises des faits reprochés ni l’âge des plaignantes n’ont été communiqués par la justice. Le principe de présomption d’innocence s’applique pleinement au mis en cause.
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