Vendredi 20 mars 2026, la cour d’assises du Maine-et-Loire a condamné à la réclusion criminelle à perpétuité un ex-réfugié soudanais de 36 ans pour le triple meurtre commis à Angers dans la nuit du 15 au 16 juillet 2022. Trois jeunes hommes de 16, 18 et 20 ans avaient été tués à l’arme blanche en bord de Maine. Retour sur un verdict attendu, assorti d’une période de sûreté de 22 ans.

Triple meurtre à Angers : la réclusion criminelle à perpétuité prononcée contre l’auteur des coups de couteau de juillet 2022
Trois ans après les faits, la cour d’assises du Maine-et-Loire a rendu son verdict vendredi 20 mars 2026 : l’auteur du triple homicide commis en bord de Maine à Angers a été condamné à la peine maximale, assortie d’une période de sûreté de 22 ans. L’accusé, un ex-réfugié soudanais de 36 ans, a annoncé son intention de faire appel.
Une nuit de juillet 2022 qui a basculé dans le drame
Tout commence dans la chaleur de l’été, dans la nuit du 15 au 16 juillet 2022, sur une esplanade animée des bords de Maine, à Angers. Un homme fortement alcoolisé importune des passants et s’en prend physiquement à plusieurs jeunes femmes. Des garçons présents sur les lieux s’interposent pour les défendre. La situation dégénère rapidement en rixe, nécessitant l’intervention des pompiers et des forces de l’ordre. Aucune interpellation n’est effectuée cette nuit-là .
Un retour prémédité, un couteau dissimulé
Après le départ des secours, l’auteur des faits quitte les lieux en voiture. Environ une heure plus tard, il revient sur place, un couteau de 20 centimètres dissimulé sur lui. En l’espace de quelques minutes, il porte des coups fatals à trois jeunes hommes âgés de 16, 18 et 20 ans, dont certains avaient pris part à l’altercation plus tôt dans la soirée. Trois autres personnes ont également été blessées dans cette attaque, relate BFMTV.
Lors de son réquisitoire, l’avocate générale a dressé un constat glaçant : « Il n’y a que des zones vitales qui ont été touchées. Ces victimes se sont vidées de leur sang en quelques instants. » Elle a estimé que l’accusé avait agi de manière préméditée, « littéralement exécuté ces trois jeunes gens », qualifiant le mode opératoire de logique « guerrière » : « C’est un tueur, il a appris à tuer. »
Un passé marqué par la violence, une responsabilité pleinement engagée
Le profil de l’accusé a occupé une place centrale dans les débats. Arrivé en France en 2016 après avoir transité par la Libye et l’Italie, il avait obtenu le statut de réfugié en 2018 avant que celui-ci lui soit retiré. Son avocat, Me Charles Alexis Garo, a mis en avant un parcours de vie marqué par de multiples traumatismes, notamment des violences paternelles répétées dès l’enfance, et a évoqué des troubles mentaux.
La cour a effectivement reconnu une altération du discernement au moment des faits. Mais elle a refusé d’en tirer une réduction de peine. Me Pascal Rouiller, conseil des parties civiles, a résumé la position retenue : « Oui, il a un parcours cabossé. Oui, il a une altération de responsabilité. Mais il est pleinement responsable de ses actes dans la mesure où il a pris volontairement de l’alcool et s’est mis en situation de tuer les autres. »
La peine maximale, sans réduction
Vendredi 20 mars, la cour d’assises du Maine-et-Loire a prononcé la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 22 ans. À l’énoncé du verdict, l’accusé, cheveux courts et survêtement, n’a affiché aucune réaction visible. Quelques heures avant le délibéré, il avait pris la parole d’une voix faible, en arabe : « Je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça. Je ne me le pardonnerai jamais, Dieu ne me le pardonnera jamais. »
Pour l’avocat des parties civiles, la sentence s’imposait : « Il y avait un tel cumul de crimes dans cette affaire qu’une peine autre que la perpétuité était inenvisageable pour les familles. »
Un appel annoncé
Son avocate, Me Valérie Castel-Pagès, a indiqué que l’accusé entendait faire appel de ce verdict, non pas « pour ajouter à la douleur des familles », mais au motif que la cour n’aurait pas appliqué la diminution de peine à laquelle son client aurait pu prétendre en raison de l’altération de discernement reconnue. La procédure judiciaire n’est donc pas encore close pour les proches des trois victimes.
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Nourriet logé à nos frais toute sa vie
Une immonde ordure, un tueur qui n’a laissĂ© aucune chance Ă ses courageuses victimes qui s’Ă©taient interposĂ©es pour protĂ©ger des jeunes femmes. La peine de mort a Ă©tĂ© abolie mais ce migrant l’a appliquĂ©e !!!!