À Saint-Nazaire, un trentenaire qui prétendait avoir 14 ans a abordé une collégienne de 13 ans dans un espace sportif. Son frère et un ami l’ont roué de coups, lui causant de multiples fractures. Jugés en comparution immédiate, les deux agresseurs ont été condamnés à de la prison ferme et immédiatement incarcérés.

Saint-Nazaire : deux ans de prison ferme pour avoir tabassé un homme qui avait abordé leur sœur de 13 ans
Un trentenaire aborde une collégienne dans un quartier de Saint-Nazaire en se faisant passer pour un adolescent. Son frère et un ami réagissent par une violence « disproportionnée ». Résultat : une victime hospitalisée avec de multiples fractures, une autre blessée, et deux condamnations à la prison ferme prononcées en comparution immédiate.
Une collégienne de 13 ans abordée dans un espace de musculation
C’est un vendredi après-midi comme les autres dans le quartier d’Heinlex, à Saint-Nazaire. Le 20 mars 2026, comme le relate Actu.fr, une jeune fille qui vient tout juste de fêter ses 13 ans se trouve à proximité d’une aire de fitness en plein air lorsqu’un homme s’approche d’elle. L’individu, qui a la trentaine, lui déclare n’avoir que 14 ans. Il lui confie également qu’il la trouve belle et qu’elle lui plaît. Paniquée, l’adolescente, élève de sixième, contacte immédiatement son frère.
Une intervention qui dégénère en violence extrême
Le frère de la jeune fille, âgé de 19 ans, se rend aussitôt sur place, accompagné d’un ami de 21 ans avec lequel il déjeunait. Aucune discussion n’a lieu. Les deux jeunes hommes s’en prennent physiquement au trentenaire et à un sportif qui l’accompagnait, sans que ce dernier n’ait commis le moindre acte répréhensible. Les coups — poings et pieds — sont portés avec une violence telle que la principale victime subit de multiples fractures, doit être opérée et recevoir plusieurs points de suture. Son interruption temporaire de travail est fixée à 45 jours. Le second homme est mis KO, souffre d’une fracture du nez et de contusions diverses, pour une ITT de 7 jours.
Des preuves vidéo accablantes
Un témoin présent sur les lieux a filmé une partie de la scène. La principale victime avait elle-même enregistré des images, qu’elle avait ensuite supprimées. Les enquêteurs ont néanmoins récupéré la vidéo et l’ont visionnée. Le constat est sans appel : les violences se sont produites sans aucun échange verbal préalable, sans mise en garde, sans tentative de dialogue.
« Pour un motif futile, vous étiez prêts à tuer »
Après 48 heures de garde à vue et une journée en détention provisoire, les deux prévenus comparaissent en procédure de comparution immédiate le lundi 23 mars 2026 devant le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire. Ils reconnaissent les faits. Le président d’audience questionne le frère sur l’acharnement dont il a fait preuve, et sur le tournevis retrouvé dans la sacoche de son scooter. L’intéressé reconnaît s’être « acharné » mais affirme n’avoir jamais eu l’intention d’utiliser l’outil comme une arme. « Je ne voulais pas aller jusque-là », dit-il, ajoutant : « Non, cela ne justifie pas les violences. »
La procureure dresse un portrait sans concession de la situation : si l’attitude du trentenaire vis-à -vis de la jeune fille est moralement condamnable, elle n’autorise en aucun cas un déchaînement de violences physiques. Elle relève l’existence d’un « code d’honneur à géométrie variable » et pointe la gravité des actes commis : « Pour un motif futile, vous étiez prêts à tuer deux hommes. Vous auriez pu vous retrouver en cour d’assises. »
Des condamnations à la prison ferme avec incarcération immédiate
Les avocates de la défense, Mes Camille Allali et Linda Fregona, ont rappelé que leurs clients n’avaient jamais eu d’intention homicide, que les faits ont dépassé ce qu’ils voulaient, et que la jeune adolescente se trouvait dans un état de grande détresse. Ces plaidoiries n’ont pas suffi à convaincre le tribunal d’écarter la prison ferme.
Arrivés en France depuis une dizaine d’années, les deux prévenus russes vivaient au domicile de leurs parents à Saint-Nazaire. L’un est titulaire d’un CAP, l’autre n’a pas obtenu son bac professionnel. Le tribunal leur interdit tout contact entre eux pour une durée de deux ans.
Le frère est condamné à deux ans d’emprisonnement dont un an avec sursis probatoire. Son ami écope de dix-huit mois dont neuf avec sursis probatoire. Les deux jeunes hommes sont conduits en détention à l’issue de l’audience.
En savoir plus sur Police & Réalités
Subscribe to get the latest posts sent to your email.





disproportionné certes mais ils aurait du attendre que la sœur de 13 ans, subisse des sévices ???????
et un trentenaire qui se fait passer pour un gamin de 14 ans cela fait penser a certaine personnes mais chuttttt
Honneur Ă ce Russe qui a eu le courage et la fiertĂ© de dĂ©fendre sa soeur! Il pourra se regarder dans la glace, car il n’est pas un lâche!