Après le non-lieu définitif confirmé par la Cour de cassation en février 2026, le Comité Adama tourne la page judiciaire et revendique ses premiers élus municipaux. Youcef Brakni détaille une stratégie assumée de conquête du pouvoir local dans les quartiers populaires.

Après le non-lieu définitif, le Comité Adama se lance à l’assaut du pouvoir local
Une semaine après les élections municipales, le Comité La Vérité pour Adama revendique l’élection de plusieurs de ses militants et affiche une ambition politique clairement formulée : s’implanter dans les institutions locales. Une inflexion stratégique majeure, intervenue dans le sillage du non-lieu définitif prononcé dans l’affaire Adama Traoré.
Des militants du comité font leur entrée dans les conseils municipaux
Plusieurs semaines après la clôture du dossier judiciaire, le Comité La Vérité pour Adama s’est invité dans une nouvelle arène : celle des élections locales, relate Le Figaro. Youcef Brakni, l’une des figures centrales de ce mouvement fondé en 2016 par Assa Traoré — sœur d’Adama, décédé le 19 juillet de la même année après une interpellation par des gendarmes — a pris la parole sur les réseaux sociaux pour saluer ces premiers résultats électoraux.
Selon lui, le comité est « parvenu à faire élire plusieurs militant·es » lors du second tour des municipales. Parmi les noms cités : Fenda Diarra, désormais adjointe au maire d’Ivry-sur-Seine, Sonia Chaouche, élue au Conseil de Paris, ainsi que Hidi Joubert et Jawad Amami, tous deux élus à Beaumont-sur-Oise. Autant de mandats que Brakni présente non comme des victoires isolées, mais comme les premières pierres d’un projet structuré.
Le non-lieu comme point de bascule, non comme point final
Cette transition vers le champ politique local s’inscrit dans un contexte judiciaire particulier. Le 11 février 2026, la Cour de cassation a confirmé le non-lieu dans l’affaire de la mort d’Adama Traoré, entérinant définitivement les décisions rendues en 2023 et 2024. La famille, qui rejette ces conclusions, a annoncé son intention de saisir la Cour européenne des droits de l’Homme.
Pour Youcef Brakni, cette décision de justice n’a pas mis fin au combat — elle en a redéfini les contours. Le non-lieu « n’était pas une fin », écrit-il, mais « le début d’une nouvelle étape ». Dix ans de procédure judiciaire auraient, selon lui, démontré les limites d’une mobilisation exclusivement tournée vers les tribunaux, au risque de « conduire à une impasse ».
Une stratégie d’implantation institutionnelle clairement assumée
Le mouvement a donc décidé d’élargir son périmètre d’action. Brakni évoque une « large alliance des luttes » dans les quartiers populaires comme socle de cette nouvelle orientation. L’objectif affiché ne souffre d’aucune ambiguïté : « la prise de pouvoir au niveau local ». Il s’agit, selon ses termes, de « se déployer dans les sphères de pouvoir » pour « porter directement notre cause » là « où se prennent les décisions ».
Cette stratégie repose à la fois sur la participation électorale et sur la structuration interne du mouvement. Sur ce dernier point, Brakni annonce le développement de « Génération Leaders », présentée comme une école de formation politique à destination des habitants des quartiers populaires. Un outil destiné à préparer une nouvelle génération de militants à s’engager dans les institutions.
Un début, pas une fin
Pour le militant antiraciste, les résultats enregistrés lors de ces municipales ne constituent qu’une première étape dans un projet pensé sur le temps long. « Les élections municipales ne sont que le début », conclut-il, laissant entendre que le mouvement entend poursuivre sa progression dans d’autres scrutins et d’autres territoires.
(Merci Fabrice Guérault)
En savoir plus sur Police & Réalités
Subscribe to get the latest posts sent to your email.





Mon dieu mais quelle catastrophe, quelle honte…
Les gens qui votent pour ces dĂ©gĂ©nèrĂ©s, sont complètement dĂ©traquĂ©s….
On ne va quand mĂŞme pas accepter d’ĂŞtre gouvernĂ© par des dĂ©linquants ??? Ce genre d’individus va bien avec un certain parti que je ne nommerai pas lĂ ….
On est vraiment tombĂ© sur la tĂŞte en France, on est tombĂ© bien bas…