À Paris, un gendarme de la Garde républicaine affirme avoir subi plusieurs années de propos racistes. La gendarmerie nationale confirme qu’une enquête est en cours.

Garde républicaine : une enquête en cours après la plainte d’un gendarme pour harcèlement raciste présumé
Un gendarme affecté à la Garde républicaine a déposé plainte à Paris en dénonçant des faits qu’il présente comme un harcèlement raciste subi durant plusieurs années. La gendarmerie nationale a confirmé l’existence d’une enquête, tandis que le parquet de Paris n’a pas précisé, à ce stade, l’étendue exacte des investigations.
Un courrier insultant à l’origine de la plainte
Le militaire, présenté sous le prénom modifié de Ryan, affirme avoir reçu le 16 décembre 2025 un courrier à caractère raciste dans sa boîte aux lettres. Selon son récit, ce message faisait référence à une tenue traditionnelle algérienne qu’il avait portée lors d’un mariage en dehors de son service.
Il explique que cet épisode a été l’élément déclencheur de sa démarche judiciaire. Le gendarme dit vouloir dénoncer des faits de racisme qu’il estime avoir subis pendant six ans au sein de son institution, relate Mediapart.
Des propos attribués à sa hiérarchie
Le plaignant rapporte également plusieurs remarques qu’il attribue à un supérieur lors de ses débuts dans l’unité. D’après son témoignage, ces propos auraient visé ses origines, son apparence, son lieu de résidence ainsi que sa pratique religieuse.
Toujours selon lui, il lui aurait été conseillé d’adopter un profil discret pour mieux s’intégrer. À ce stade, ces éléments relèvent de ses déclarations et devront être examinés dans le cadre de l’enquête en cours.
Une enquête confirmée par la gendarmerie nationale
Dimanche 5 avril, la gendarmerie nationale a confirmé qu’une enquête était en cours à Paris après le dépôt de cette plainte. De son côté, le parquet de Paris n’a pas souhaité communiquer davantage pour le moment sur le périmètre des vérifications engagées.
L’enquête devra désormais établir la matérialité des faits dénoncés, leur éventuelle qualification pénale et les responsabilités qui pourraient en découler.
L’institution met en avant une politique de tolérance zéro
Interrogée sur ce dossier, la gendarmerie nationale rappelle avoir mis en place en interne une politique de tolérance zéro face aux comportements discriminatoires. Elle souligne l’existence de référents égalité-diversité, de dispositifs de signalement et de mesures d’accompagnement pour les personnels concernés.
L’avocat du gendarme estime, pour sa part, que son client n’a pas été protégé de propos racistes malgré ses années de service. L’affaire intervient dans un contexte où les questions de discrimination au sein des institutions régaliennes suscitent une attention croissante.
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Est ce que vous pensez que la justice rĂ©glera le problème sur le long terme ? moi je ne pense pas. Le problème est profond et complexe. OĂą est le dĂ©but du racisme ou est le respect des lois RĂ©publicaines voire du règlement militaire. La France se perd dans ses principes et ses fondements mais eux les politiques ou nos chefs n’assument plus …