Cécile Kohler et Jacques Paris, détenus en Iran depuis plus de trois ans et demi et condamnés pour espionnage, sont libres et en route vers la France. Emmanuel Macron a annoncé leur libération, saluant la médiation du sultanat d’Oman.

Cécile Kohler et Jacques Paris libérés : les deux Français retenus en Iran rentrent au pays après plus de trois ans de captivité
Détenus depuis plus de trois ans et demi en Iran et condamnés à de lourdes peines de prison pour espionnage, Cécile Kohler et Jacques Paris sont libres. Emmanuel Macron a annoncé mardi leur retour imminent sur le territoire français, saluant les efforts de médiation du sultanat d’Oman.
Une libération annoncée par l’Élysée
C’est via le réseau social X qu’Emmanuel Macron a officialisé la nouvelle en début d’après-midi ce mardi 7 avril 2026. Le président de la République a confirmé que Cécile Kohler et Jacques Paris sont désormais libres et « en chemin vers le territoire français », après trois ans et demi d’une détention éprouvante sur le sol iranien. « C’est un soulagement pour nous tous et évidemment pour leurs familles », a-t-il ajouté, exprimant sa gratitude envers toutes les parties ayant contribué à ce dénouement.
Condamnés à plus de 37 ans de prison cumulés
Arrêtés en Iran il y a plus de trois ans, les deux ressortissants français avaient été condamnés en octobre dernier dans le cadre d’une procédure judiciaire controversée. Cécile Kohler, syndicaliste et enseignante, avait écopé de vingt ans d’emprisonnement, tandis que Jacques Paris, son compagnon, avait été condamné à dix-sept ans. Tous deux étaient accusés d’espionnage, notamment au profit d’Israël — des accusations que leurs proches et les autorités françaises ont toujours vigoureusement contestées.
Libérés en novembre, bloqués jusqu’à aujourd’hui
Un premier espoir était apparu début novembre dernier, lorsque les deux Français avaient été physiquement libérés de leur lieu de détention. Toutefois, les autorités iraniennes leur avaient alors interdit de quitter le territoire national, les maintenant dans une situation d’assignation à résidence de facto. Cette zone grise diplomatique a perduré plusieurs mois, alimentant l’inquiétude de leurs familles et des soutiens mobilisés en France.
La médiation omanaise décisive
Le dénouement de cette affaire doit beaucoup au sultanat d’Oman, dont le rôle d’intermédiaire entre Téhéran et Paris s’est avéré déterminant. Emmanuel Macron a tenu à remercier publiquement « les autorités omanaises pour leurs efforts de médiation », ainsi que les services de l’État et l’ensemble des citoyens « mobilisés sans relâche » pour obtenir ce retour. Réputé pour sa diplomatie discrète et ses liens entretenus avec l’Iran, Oman a une nouvelle fois joué les facilitateurs dans un dossier hautement sensible.
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