Dans la nuit du 11 au 12 avril, une rave party illégale rassemblant près de 300 personnes à Saint-Genis-Laval a dégénéré en affrontements. Des mortiers d’artifice ont été tirés sur les forces de l’ordre. Sept individus ont été interpellés et placés en garde à vue.

Rave party illégale à Saint-Genis-Laval : des mortiers d’artifice tirés sur les forces de l’ordre, sept personnes interpellées
Dans la nuit du samedi 11 au dimanche 12 avril, un rassemblement illégal d’environ 300 personnes s’est tenu dans la zone industrielle de La Mouche, à Saint-Genis-Laval, au sud de Lyon. Face à une foule résolument hostile qui a ouvert le feu au mortier d’artifice sur les policiers et gendarmes intervenants, les forces de l’ordre ont procédé à sept interpellations. Des poursuites judiciaires sont d’ores et déjà annoncées.
Une rave party détectée en amont, une intervention massive déclenchée
C’est en amont de l’événement que les services de renseignement ont repéré les signaux annonciateurs d’un rassemblement illégal. Des appels à rejoindre une free party circulaient sur les réseaux sociaux, suffisamment explicites pour alerter les autorités. Un important dispositif policier et gendarmique a alors été mobilisé en prévision, relate Le Dauphiné.
Aux alentours de minuit, la fête s’est effectivement installée dans le secteur industriel de La Mouche, sur la commune de Saint-Genis-Laval. Policiers et gendarmes, déployés conjointement, se sont rendus sur place pour mettre fin au rassemblement. Ils ont aussitôt été confrontés à une hostilité marquée de la part d’une partie des participants.
Mortiers d’artifice et projectiles : des forces de l’ordre prises pour cibles
La situation a rapidement basculé. Des individus présents sur les lieux ont fait usage de mortiers d’artifice dirigés contre les forces de l’ordre, auxquels se sont ajoutés des jets de projectiles. Après avoir procédé aux sommations réglementaires, les policiers et gendarmes ont eu recours à des moyens de dispersion pour reprendre le contrôle de la zone, conformément aux procédures en vigueur.
La préfecture du Rhône a confirmé le bilan : sept personnes ont été interpellées et placées en garde à vue. Aucun membre des forces de l’ordre n’a été blessé au cours de l’intervention.
Un contexte tendu : l’Isère avait déjà interdit les rave parties ce week-end
L’organisation de cet événement dans le Rhône n’est peut-être pas sans lien avec les mesures prises dans le département voisin. La préfète de l’Isère avait en effet pris un arrêté interdisant toute rave party, teknival ou free party sur l’ensemble de son territoire durant ce week-end, en réponse aux annonces de rassemblements illégaux qui circulaient sur les réseaux sociaux. Ce contexte laisse supposer que certains organisateurs ont simplement décalé leur événement au-delà de la frontière départementale.
Un rassemblement progressivement résorbé, des poursuites annoncées
L’intervention des forces de l’ordre a permis de freiner les nouvelles arrivées et de contenir l’ampleur du rassemblement. Près de 300 participants se trouvaient encore sur place dans la matinée du dimanche ; ils n’étaient plus qu’entre 100 et 200 aux alentours de midi. Un dispositif de contrôle des sorties a été maintenu afin d’identifier les personnes quittant le site.
La préfecture du Rhône a annoncé que des poursuites judiciaires seraient engagées à la fois contre les organisateurs de l’événement et contre les auteurs des violences commises sur les forces de l’ordre. Cette affaire intervient alors que le gouvernement examine, dans le cadre du projet de loi Ripost, des mesures visant à renforcer les sanctions applicables aux organisateurs et participants de rassemblements illégaux générateurs de troubles à l’ordre public.
(Merci Yann Bourguignon)
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