Un infirmier de 35 ans a été poignardé dans le dos par un patient au pavillon psychiatrique de l’hôpital Edouard Toulouse à Marseille. Le syndicat Sud Santé dénonce des mois de mise en garde ignorés et réclame des renforts immédiats.

Un infirmier poignardé dans le dos par un patient à l’hôpital psychiatrique de Marseille
Dimanche 12 avril 2026, un soignant de 35 ans a été violemment agressé au couteau par un patient au sein de l’unité psychiatrique de l’hôpital Edouard Toulouse, dans le 16e arrondissement de Marseille. Le syndicat Sud Santé parle de « chronique d’un drame annoncé » et réclame des mesures d’urgence face à ce qu’il décrit comme une faillite organisationnelle.
Une agression au couteau en plein cœur d’un service psychiatrique
Dimanche soir, vers 19h30, un infirmier de 35 ans exerçant au sein de l’unité Littoral nord de l’hôpital Edouard Toulouse a été pris à partie par un patient dont le comportement dangereux était connu des équipes soignantes. L’homme lui a porté plusieurs coups de couteau dans le dos, le blessant grièvement, relate Ici Provence. Rapidement pris en charge, le soignant n’est pas en danger de mort, mais la blessure physique et le traumatisme psychologique infligés restent sérieux.
« Chronique d’un drame annoncé »
Le syndicat Sud Santé de l’hôpital Edouard Toulouse a réagi rapidement, qualifiant les faits de « chronique d’un drame annoncé ». Pour l’organisation, cette agression n’a rien d’un accident isolé : elle serait la conséquence directe de décisions organisationnelles jugées « dangereuses et irresponsables ». Le syndicat pointe notamment la fermeture d’une unité de 25 lits, combinée à un manque chronique de personnel soignant, deux revendications portées depuis plusieurs mois sans réponse satisfaisante de la direction. « Cet acte met en lumière une situation que notre organisation syndicale dénonce depuis des mois. Il est la conséquence directe de choix organisationnels que nous avons maintes fois alertés », a-t-il fait valoir dans un communiqué.
Un établissement sous le choc
Le secrétaire général de Sud Santé, Kader Benayed, a décrit un personnel soignant plongé dans la stupeur : « C’est tout un hôpital qui est choqué. » Il a par ailleurs rappelé la philosophie propre aux établissements psychiatriques, où les mesures sécuritaires restent volontairement limitées : « On n’est pas une prison, on n’a pas de portique de sécurité, on s’y refuse. » Une posture assumée sur le plan thérapeutique, mais qui interroge désormais face à la montée des actes violents envers les professionnels de santé dans ces structures.
Grève et plainte : le syndicat hausse le ton
Pour l’heure, Sud Santé n’a pas activé le droit de retrait pour les salariés, mais n’exclut plus de déposer un préavis de grève si ses revendications demeurent sans écho. Le syndicat demande également à la direction de l’hôpital de porter plainte contre l’auteur de l’agression, une démarche symbolique visant à affirmer une tolérance zéro envers les violences commises à l’encontre des soignants. Une réponse de la direction est attendue dans les prochains jours.
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Depuis quand ils ont accès à des couteaux , en psychiatrie?